Crimson Moonlight - Divine Darkness

Crimson Moonlight - Divine Darkness
 
Il y a le rock et il y a aussi le hard rock.
Il y a le métal et il y a aussi le ... !@#?!!
Toi là-bas, j'ai bien entendu "hard métal" ...? Comment on fait... je t'en colle une tout de suite ou tu préfères attendre la fin de la chronique ?
Il y a le métal extrême bien sur ! On y retrouve tout un tas de branches bien entendu mais globalement l'idée directrice c'est de poutrer sévère et sans relâche. Dans le domaine, Crimson Moonlight nous propose son nouvel opus intitulé Divine Darkness.
Pour ne pas tomber dans le bourrin juste pour montrer qu'on est un bonhomme, il faut un certain savoir-faire. Crimson Moonlight n'en est pas à son coup d'essai, même si leur discographie n'est pas gigantesque avec leurs deux précédents albums, mais ils ont déjà montré qu'ils masterisaient l'exercice justement. Seulement voilà, 10 ans se sont passés depuis leur excellent Viel Of Romance. Autant dire qu'ils étaient attendus au tournant par les amateurs de black-death avec ce Divine Darkness sorti début 2016.
 
On va commencer par les trucs qui fâchent, quand on est suédois et qu'on fait du black-death, autant dire qu'il y a un peu de concurrence et qu'il faut être capable de se renouveler régulièrement pour ne pas être noyé dans la masse. Bon ben... mêmes joueurs jouent encore. Clairement la recette est appliquée à la lettre, oeuf-jambon-fromage tout y est, ça tabasse et ça tabasse fort, mais moi je suis du genre à rajouter du pesto et de l'ail. Là on oublie tout de suite l'idée, ça reste simple, voire simpliste par moments. Par rapport à leur précédent album qui était excellent, rien ne change. Ben alors me direz vous ?
 
N'oublions pas que Viel Of Romance est arrivé en 2005 et je pense qu'à l'époque sur la scène black chrétienne, la qualité du groupe et l'excellence d'exécution ont suffi à en faire un album de référence. En 2015, on s'attend à autre chose, en tout cas c'est ce que me disent mes oreilles de français, il y a des chances que celles des scandinaves racontent autre chose.
 
Passé ce goût de déjà vu assez prononcé, on apprécie quand même l'album pour ce qu'il est, un pur album de black aux sonorités death et à l'agressivité bien présente. Sur ce chapitre justement, le groupe s'est légèrement calmé et Divine Darkness est un peu moins tranchant que ses prédécesseurs. Ce n'est pas un mal pour autant, bien au contraire, le redoux est bien géré, les screams restent toujours aussi efficaces et l'énergie est toujours au rendez-vous.
 
On notera quand même le morceau "I am tribulation" qui donne envie de transformer son black headbanging traditionnel par un petit pas de danse sur un refrain plutôt accrocheur, ou "The Swinger" qui alterne entre les assauts de blast beat et les roulements de double déchaînés. C'est dans ces passages un peu différents que j'apprécie l'album mais malheureusement ils sont trop peu nombreux.
 
Divine Darkness reste un bon album de black qui plaira aux fans du genre sans l'ombre d'un doute mais qui laissera sur leur faim les oreilles curieuses venues chercher un peu de fraîcheur dans ce contexte hostile et abrasif.

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