August Burns Red - Constellations (2009)

August Burns Red - Constellations (2009)
 

Depuis ses débuts, August Burns Red n'a cessé de surprendre. Dès Thrill Seeker, le potentiel était la et les avis quasi-unanimes quand le groupe sortit Messengers en 2007. Avec son nouvel album, Constellations, ils nous démontrent comment faire mieux que ce qui était excellent en 12 leçons.

august_burns_red-constellationsLe temps est enfin arrivé, chers frères, amis et lecteurs, d'accueillir le nouveau chef d'oeuvre d'August Burns Red. Ils ont conquis le monde avec seulement deux albums, sont déjà venus se produire à quatre reprise sur notre territoire (de mémoire, un record pour un groupe américain), ont à peine plus de vingt ans, et pourtant leur nom est déjà synonyme de métalcore. Pardon, le métalcore est à présent synonyme de August Burns Red.

Et dire que cet album était attendu est un euphémisme. L'EP qu'ils ont sorti il y a quelques mois n'aura servi qu'à faire monter un buzz qui n'avait même pas besoin de ça.

Pour éviter de refaire le même albumque Messengers, ABR a intégré quelques éléments qui n'étaient encore apparus sur leurs albums. Eléments tels que des solo de guitares (Thirty And Seven), du piano (oui oui, du piano, à la fin de The Escape Artist), des variations de rythme, et  même du chant clair (sur Indonesia, le titre le plus original de l'album). Le tout, bien évidemment, sans pour autant renier ce qui est leur empreinte, à savoir d'intenses breakdowns à en laisser sa colonne vertebrale devant la scène, et ces riffs de guitares incessants entre JB et Brent. Tout cela reste bien classique, j'en conviens, mais quand apparait une guitare dopée au chorus et au flanger sur le titre Existence, c'est à dire des sonorités plutôt rares dans le métalcore, on se dit que le groupe a atteint un certain niveau de confiance pour se permettre ce genre de fantaisie. Marianas Trenches est un autre exemple similaire avec son intro calme montant progressivement en intensité. Quand à Meridian, il s'agit d'un titre dont l'intro dépasse les trois minutes, calme dans son ensemble, limite nostalgique, évidement épique avec sa durée totale de plus de six minutes.

Tout cela donne l'album le plus technique, le plus intense et le plus varié jamais sorti par la bande à Jake, dont la performance au micro est dans la veine de leur dernières sorties, c'est à dire parfaite. Mêlant l'intensité de sa jeunesse à l'agressivité nécessaire au style qu'il sert, il a lui aussi passé la vitesse supérieure en variant son style de chant, alternant plus souvent entre le grognements graves et les cris aigus, donnant plus d'amplitude à sa performance et étant en parfaite harmonie avec ses compères.

Jamais, lors de mes nombreuses écoutes de l'album, je n'ai eu l'impression d'entendre le même chant. Jamais non plus, je n'ai eu ce sentiment d'entendre un riff, un breakdown ou tout autre partie de chant me faisant penser à un autre titre de Messengers. Et surtout, contrairement à ce dernier, toutes les pistes sont aussi mémorables les unes que les autres, ce qui, avouons le, dans ce genre musical, est une performance en soi.

Est-ce pour autant le meilleur album jamais écrit par August Burns Red ? Difficile à dire. Contrairement aux autres, celui-ci brille par une homogénéité jamais rencontrée, ce qui fait qu'aucun titre ne sorte plus qu'un autre. Chacun possède son identité propre et il est assez ardu d'identifier le titre qui fera bouger le plus la foule en concert. Quoi qu'il en soit, il s'agit sans conteste de leur album le plus abouti, le plus intense et le plus varié. Soit un bon paquet de superlatifs rendant l'acquisition de cet album indispensable.

Sortie : 14 juillet 2009
Genre : Métalcore
Durée : 47:01 (12 pistes)
Label : Solid State Records

Liste des pistes :
1. Thirty And Seven (3:18)
2. Existence (3:53)
3. Ocean Of Apathy (3:56)
4. White Washed (3:46)
5. Marianas Trench (4:18)
6. The Escape Artist (3:17)
7. Indonesia (3:34)
8. Paradox (3:18)
9. Meridian (5:59)
10. Rationalist (2:38)
11. Meddler (3:53)
12. Crusades (5:11)

August Burns Red est :JB Brubaker : Guitare - Dustin Davidson : Basse - Matt Greiner : Batterie - Brent Rambler : Guitare - Jake Luhrs : Chant

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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