The Devil Wears Prada - Zombie EP (2010)

The Devil Wears Prada - Zombie EP (2010)
 

Nous savions que The Devil Wears Prada aimait le cinéma. Même si son nom de scène n'est pas directement inspiré d'un film, mais d'un livre, l'univers du groupe réside le plus souvent dans l'imaginaire. Alors quand leur leader propose un concept EP sur les zombies, c'est toute la bande qui s'arme pour partir à l'attaque.

The Devil Wears Prada - Zombie EPNous sommes en plein été 2010 et les zombies (ces joyeuses créatures qui regardent trop la télé) envahissent le monde. Fort heureusement, quand le diable s'habille de prada, les zombies succombent. Et si les cinémathèques sont remplies de documentaires sur les différentes techniques à utiliser pour les combattre, TDWP propose plutôt l'utilisation extensive de breakdowns, d'un son bien plus death métal que ce qu'il a jamais sorti, et de sons d'ambiances rajoutés pour vivre bien plus intensemment cette lutte d'apparence inégale.

L'EP débute avec un des nombreux sons d'ambiance qu'à rajouté le groupe pour bien plonger l'auditeur dans la lutte contre les zombies. Orage, pluie fine, puis le synthé installe une musique typique de film, et enfin l'apocalypse avec le groupe qui présente son nouveau son. Avec pas moins de trois breakdowns, c'est le chant parfait pour débuter nos affaires. Et si les bruits de chargements de pistolets qui émaillent le titre sont sympatiques, ils ne sont rien comparés au démarrage d'une tronconneuse qui lance le début d'Anatomy. Titre qui continue sur la lancée de l'EP, et qui voit la première apparition de Jeremy DePoyster au chant clair. Victime de la nouvelle orientation du groupe, il se fait moins entendre, mais personne ne se plaindra en concert. Le pic de l'EP est atteint avec Outnumbered et son intro en forme d'annonce radio donnant le ton : nous, en tant qu'espèce humaine, sommes à présent en sous-nombre. Sur ce chant, Mike Hranica montre les progrès qu'il a réalisé au chant avec un growl grave des plus efficace. En aigu, par contre, c'est efficace, mais un peu usant sur la longueur. La diversité est donc plus que bienvenue. Ce chant met également en évidence les talents d'écriture du groupe, en mixant admirablement les différents instruments du groupe, notament un synthé omniprésent mais tout en discretion.

Avec un EP où les breakdwons sont aussi nombreux que les adversaires, où les cinq chants sont aussi variés qu'originaux, et présentant un son bien plus death métal que ce à quoi nous avait habitués le groupe, Zombie EP est une réussite totale. The Devil Wears Prada continue de progresser, et tout le monde va en profiter ... enfin, seuls ceux qui auront subsité.

 

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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