The Classic Crime - Seattle Sessions

The Classic Crime - Seattle Sessions
 

Après un album plus que réussi en la présence d'Albatross, The Classic Crime s'essaie à une nouvelle forme d'art musical : l'EP acoustique. Le résultat ? Tel que chanté dans le troisième titre : I Promise It's Going To Kill. YEAH !

ImageLabel : Tooth And Nail Records
Sortie : 6 Novembre 2007
Durée : 29'12
Genre : Rock acoustique

J'ai toujours eu du mal avec les albums acoustiques. Les MTV Unplugged ? Jamais été fan, malgré la bonne idée que cela représente. Il manquait toujours une dimension aux chants, sans compter la performance vocale qui ne suivait pas toujours. Et oui, il faut pouvoir compenser d'une certaine façon l'absence de certains instruments, en l'occurrence guitare électrique, voire batterie.

J'étais ainsi plutôt dubitatif dès l'annonce de cet EP, encore plus en le recevant. Certes la pochette est réussie, mais le booklet en lui-même est désagréable à lire, se dépliant tel un triptyque avec les paroles des chants écrits sur toute la longueur. J'ai connu plus facile à déchiffrer, surtout que les textes sont écrits en majuscules et que des lettres manquent ou sont inversés dans certains mots (LOST est écrit à un endroit LOS, et OBVIOUS se voit écrit OBIVOUS). Bon, au moins les paroles sont présentes, alors autant voir le bon côté des choses, cela étant un point positif.

Heureusement, heureusement, un cd est avant tout une oeuvre musicale. Qui, donc, s'écoute ... !

Seattle Sessions est donc un Extended Play présentant 7 chansons, plus ou moins acoustiques. Certaines présentent uniquement une guitare d'accompagnement, d'autres voient tout le groupe mettre du coeur à l'ouvrage. Comprenons non : si le titre laisse penser à un album dépouillé, il n'en est rien, et même quand la guitare est seule, l'espace sonore est bien comblé. L'emploi du mot Acoustic peut être trompeur, et un titre du genre "A compilation of ballads & love songs" aurait été tout aussi adéquat (Une compilation de ballades & chants d'amours).

Seattle est le premier titre de l'album et commence avec une intro basse / batterie très mélancolique, et l'humeur du chant reste telle quand Matt MacDonald commence à chanter. Il se dégage de ce chant une réelle émotion, intensité, la voix de MacDonald est parfaite et la douceur de la mélodie n'a d'égal que sa beauté. Toute l'ambiance du chant est résumée dans ces paroles : "Rain on my hopes, rain on my soul, rain on everything I know. It feels so ludicrous the pursuit of this dream, we thought we'd be there long ago" (Il pleut sur mes espoirs, il pleut sur mon âme, il pleut sur tout ce que je sais. La poursuite de ce rêve est si ridicule, nous qui pensions y arriver depuis si longtemps).
Cette entrée en matière très réussie m'a de suite convaincu, occultant totalement mes a-prioris susnommés, et c'est avec plaisir que je retrouvai la voix que j'avais entendue sur The Albatross, le précédent album du groupe. Par ailleurs, si cet album vous a plu, la voix du chant est le seul point commun entre ces deux réalisations. A part peut-être la ballade de clôture nommée Headlights. Mais retour à l'EP. Blindfolded est le deuxième titre, mais le premier avec juste une guitare comme accompagnement. Ou presque, car en tendant l'oreille on peut distinguer un léger piano sur le refrain, et la probable présence d'une guitare basse tout au long du chant. Ou pas, c'est selon les réglages de la chaîne et la sensibilité de l'oreille. Ceci dit la basse est bien l'instrument qui est le moins mis en évidence, quel que soit l'album ou genre. Une constante bien malheureuse. C'est sur ce chant que Matt MacDonald utilise sa voix au mieux comme d'un instrument, et ou il fait montre de toute la versalité dont il est capable.

The Test est un chant assez semblable, allant jusqu'à avoir la même intro que son précédent, ce qui est en fait un choix assez étrange comme suite, mais la pseudo-erreur est vite pardonnée. Le chant présente de plus une innovation : deux guitares ! Le reste de l'album est d'aussi bonne facture, et finit en beauté avec When The Time Comes et Far From Home. Le premier me fait énormément penser au chant Love Song de Third Day, ce qui est une très bonne référence en soi. Et le deuxième est une pure ballade acoustique, qui débute de manière poussive avant de s'emballer pour le plus grand plaisir des oreilles, grâce à l'ajout de violons, et d'une fin accapela !

Ainsi, The Classic Crime a plus que réussi la tentative, d'autant que les paroles sont à la hauteur.

Note : 8/10

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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