Chroniques express (18)

Righteous Vendetta - Cursed

Après avoir passé deux ans à écrire cet album et reposer les bases de son identité musicale, RV nous revient ce vendredi avec Cursed, son 4ème album. Alors que leur chanteur nous avait annoncé vouloir s'inspirer de Linkin Park, ce Cursed est bien plus semblable à du Thousand Foot Krutch sous amphetamines, et c'est une excellente chose. Les titres s'enchaînent et aux riffs bien hard rock s'ajoutent régulièrement des screams bien placés, signes que le metalcore de la jeunesse du groupe n'est pas complètement oublié. Dans cette configuration, les passages mélodieux en chant clair sur les refrains prennent enfin du sens et restent en harmonie avec la dynamique de chaque titre qui ne subi pas de coup d'arrêt lors de leurs apparitions, comme c'était le cas dans les précédents albums. Cursed est une belle réussite musicale, l'attente est récompensée, et Righteous Vendetta signe un retour réussi.

Random Hero - The Covering

Troisième album pour les américains de Random Hero, The Covering voit le groupe continuer dans la voie du rock teinté de métal alternatif qui a fait sa popularité outre-manche, et qui lui a permis de se tourner vers ses fans pour le financer. Le premier titre et single "Mirror Mirror" est un choix étrange car est de loin le moins représentatif de l'album, tant il manque d'intensité et de charisme. Tout le contraire du reste des pistes qui cristallisent bien les forces du groupe, à savoir entourer la voix particulière de Aaron Whatkins de nombreuses couches musicales variées, essentiellement basées sur un subtil équilibre entre synthétiseurs et guitares. Si la basse de Rob McDonough est en retrait et son look steampunk sur scène invisible, la voix est une autre force de l'album, allant jusqu'à des screams bien placés renforçant les thèmes lyriques de l'album voyant se mettre en place une lutte entre le péché et la rédemption, thèmes chers au groupe et à leur foi qu'ils n'hésitent pas à mettre en avant. Quand c'est bien fait comme sur ce The Covering, on en redemande.

Fireflight - Re•Imag•Innova

Après avoir drastiquement changé de style musical sur son dernier album "Innova" sorti l'année dernière, aliénant une bonne partie de son fanbase, Fireflight récidive en sortant un EP de cinq titres acoustiques. Exercice bien moins périlleux, ce style épuré est utilisé par presque tous les artistes rock pour rajouter de la durée de vie à leur musique, et l'intérêt est encore plus grand dans le cas de Fireflight qui peut ainsi réconcilier ses fans déçus sans officiellement renier Innova. Les cinq titres choisis sont essentiellement les cinq plus intéressants présents sur Innova, et les écouter sans toutes les couches d'électro permet de mieux apprécier la voix toujours sublime de Dawn. Les arrangements piano / guitare acoustique sont globalement bien réussis, à part peut-être sur Here And Now qui manque de punch sur le refrain, mais pour le reste c'est un EP réussi dans son genre.

Flatfoot 56 - Odd Boat

Déjà 17 ans de carrière pour Flatfoot 56 qui s'apprête à sortir son 7ème album, Odd Boat, demain. S'ils se sont vraiment imposés comme une des références du punck celtic et du oï avec leur 4ème album, attirant des comparaisons aussi flatteuses qu'être appelé "les Dropckick Murphies chrétiens", les frères Bawinkel continuent album après album de surprendre en maintenant une qualité d'albums constante. Et si "Jungle Of The Midwest Sea" est considéré comme leur meilleure réalisation, ce "Odd Boat" a toutes les chances de lui ravir le titre. S'il commence doucement avec un titre prudent, c'est ensuite un crescendo ininterrompu qui réjouira tout amateur de ce style musical si particulier mêlant cornemuse, mandolines et guitares saturées. Alors quand le groupe se permet des fantaisies avec des chœurs ou des guests vocaux (comme sur Penny avec la chanteuse Il Neige), c'est un jackpot pour les originaires de Chicago. Odd Boat est fun, donne la pêche, et on ne peut rien lui demander de plus.

Final Surrender - Nothing But Void

Dès les premières secondes d'écoute de "Nothing But Void", le doute m'a attrapé par les oreilles : suis-je bien en train d'écouter le dernier album de Final Surrender, ou d'un album inconnu de b-sides d'August Burns Red ? Pratiquement tout ce que ce dernier a mis en place sur ses albums est repris dans ce titre, que ce soient la rythmique, l’enchaînement des riffs et ces derniers, la dynamique du refrain, il ne manquerait juste que la voix du chanteur soit similaire à celle de Jake Luhrs pour crier au plagiat. Fort heureusement ce n'est pas le cas, et s'inspirer d'un groupe comme ABR est-il une mauvaise idée ? Evidemment non. Et statuer que le groupe indien n'est qu'un clone du groupe américain serait une erreur également. Certes, Final Surrender joue du métalcore sauce américaine, mais passée la première piste, et surtout après plusieurs écoutes, on découvre la patte du groupe. L'interlude de Inescapable est aussi original qu'étrange et court, Walls Of Silence lorgne du côté du deathcore, et quand au dernier titre de l'album, il a dû être composé en écoutant un des deux derniers albums de Korn. Et oui, ça fait bizarre après les six premiers titres, qui étaient plutôt assez homogènes.

Project 86 - Influences EP

Pour fêter leurs 20 ans d’existence, Project 86 ont enregistré un EP spécial intitulé « Influences » contenant cinq titres ayant fortement influencé le groupe, ou du moins son leader de toujours Andrew Schwabb. Disponible uniquement pour les contributeurs ayant aidé P86 via leur campagne sur Pledge Music, il contient donc cinq titres, pas forcément de grands classiques indiscutables de l’univers rock, mais de groupes tels Beastie Boys, Soundgarden ou Fugazi, pas vraiment des inconnus . Sorti le 1er septembre dernier, cet EP surprend car si l’on reconnait la patte sonore du groupe (plutôt époque Rival Faction pour les deux premiers chants), il est parfois difficile de bien reconnaître le titre original, la faute à un choix artistique qui n’était pas de voir P86 s’approprier chaque chant, mais de les réécrire différemment. L’effort est louable, mais à réserver aux fans purs du groupe qui se languissent d’entendre de nouveaux titres.
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