Falling Up

Lors de notre déplacement en Suisse dans le cadre du Solid Festival, nous avons interviewé Falling Up avec Christelle. Tout le groupe étant présent, vous pouvez lire ci-dessous l'intégralité de notre conversation.

Falling Up : Jessy Ribordy, Jeremy Miller, Josh Shroy, Daniel Hudleston

Phillip : Vous pouvez nous parler un peu de vous. Qu’est ce que vous jouez ou chantez ? Et quel rôle vous avez dans le groupe ?

Jessy: Je m’appelle Jessy, je suis le chanteur et je joue du clavier.

Josh : moi je m’appelle Josh et je joue de la batterie.

Chris : je m’appelle Chris, et je joue de la guitare.

Jeremy : Et moi c’est Jeremy et je joue de la basse.

Donc c’est la première fois que vous venez en Europe, non?

Jeremy: Nous sommes déjà allés en Allemagne il y a quelques années. C’était pour Christmas Rock Night ou quelque chose comme ça, mais c’est la première fois que nous venons en Suisse, C’est vraiment génial.

On revient tout juste d’une petite ville trop cool où un gars nous a emmenés. C’est trop bien, vraiment magique !

Et qu’est ce que vous aimez ici? J’imagine que vous n’avez pas du voir beaucoup chose encore, mais quelles sont vos premières impressions?

J’aime bien parce que ça me rappelle beaucoup l’Oregon, comme le climat et tout, les montagnes et les arbres, et, et j’adore !

Je crois que c’est une leçon intéressante. Aux Etats Unis, tu sais, notre Histoire ne remonte pas à si longtemps. Pas plus que trois cents ans. Alors qu’ici c’est vraiment trop intéressant parce que c’est si vieux et si préservé.

Aux US tout est tagué et abimé. C’est pas entretenu. Et ici, les bâtiments sont genre trois, quatre ou cinq fois plus vieux que ceux aux US et ils sont bien mieux entretenus.

J’aime bien aussi comme c’est abstrait avec tout les vieux, vieux bâtiments et toutes ces belles voitures neuves (rire).

Ok, vous jouez plus tard ce soir. Donc c’est la première fois que vous allez jouer devant un public suisse ?

Oui !

C’était comment quand vous avez joué en Allemagne ? Vous avez remarqué une différence entre le public allemand et le public américain ?

Jeremy: Ah ouais, carrément ! La différence est qu’aux États-Unis, c’est saturé. Ils ont des concerts comme ça tout le temps. Il y a tellement de groupe en tournée, je veux dire quand tu pars en tournée aux États-Unis, comme on l’a fait je ne sais pas combien de fois dans l’Ohio, c’est presque ridicule de voir à quel point les jeunes ont pris l’habitude de voir des gens, de voir des groupes et tout. Et genre, leur attitude est différente. Ils nous soutiennent vraiment, comme beaucoup de nos fans sont hardcore, et donc ils viennent, mais ils viennent aussi parce qu’ils trouvent leur identité dans la musique, s’ils sont punks ou gothiques ils iront dans tel ou tel concert juste pour aller avec leur identité. Mais ici, ce sont des amateurs de musique, et j’aime ça parce que … Tu sais comme il y a des barrières avec la langue, avec la culture et tout quand tu vas quelque part d’autre, mais la seule chose que me fait me sentir mieux c’est que tu sais lorsque tu connectes avec eux par la musique. Ils ne comprennent pas vraiment si je parle beaucoup sur scène, mais lorsqu’on joue, c’est comme un autre langage que tout le monde comprend, et c’est pour ça que j’aime comment ils sont réceptifs et juste comme ils aiment vraiment la musique. Ils se moquent de tout tant que c’est de la musique et je trouve ça cool…

Sympa !

Et ouais, tu sais on est allés en Nouvelle Zélande, ils étaient comme ça là-bas aussi, vraiment reconnaissants qu’il y ait des groupes qui puissent voyager à l’étranger pour aller les voir… ouais c’est vraiment cool.

Donc à part l’Allemagne et la Nouvelle Zélande, vous êtes allés dans d’autres pays ?

Canada. (rire) Porto Rico, mais c’est comme une province des États-Unis non ? (rire)

Vous avez joué à Porto Rico?

Tous: Ouais!

Cool !

C’était vraiment sympa.

Cool.

C’est vraiment joli là bas.

Vous êtes en tournée maintenant ?

Non. On sort tout juste du studio pour notre nouvel album, il y a quelques semaines et puis on a atterri ici…

Donc ouais, ça a été plutôt notre emploi du temps, et non on n’a pas de tournée prévue bientôt.

On espère juste… J’aimerai bien peut être qu’on s’aventure un peu plus à l’étranger plutôt que de refaire une tournée aux US parce que on l’a déjà beaucoup fait.

C’est un peu... l’idée que l’on a retrouvé chez pas mal de groupes que l’on a interviewé. Beaucoup de groupe que l’on a interviewé aux US, les chanteurs nous ont dit exactement la même chose, qu’ils adoreraient venir en Europe et jouer. En parlant aux membres de Spoken, ouais ils aiment vraiment venir jouer en Europe. Donc est ce que c’est un peu le sentiment général que touts les groupes ont ?

Tous : Ouais !

Je crois que tout le monde ressent que le marché américain est plus que saturé. Je crois que tout le monde a l’impression que c’est la même chose aux États-Unis, alors qu’ici on a l’impression que c’est plus innocent, où tout le monde ne nous connait pas, et même s'ils nous connaissent c’est plus pour chanter, c’est vraiment plus innocent.

Chris: c’est juste que ce vous faites est de nouveau spécial.

Jeremy: ouais!

Un peu d’air frais !

Respirer la liberté de faire de la musique et de faire ce que tu aimes. Souvent aux États-Unis on a l’impression que tout est commercial.

C’est critique même jusqu’aux vêtements.

Ce n’est plus autour de l’art, c’est plus autour de l’image. Le style et la tendance et le plan de marché, tu sais les médias et touts ces trucs commerciaux.

Ce n’est plus au sujet de l’art.

Ça me fait plaisir que vous pensiez ça parce qu’on veut que vous reveniez ! (rire)
Est-ce que vous avez le temps pour deux autres questions ?

Oui.

D’accord !Quel est le message général que vous voulez faire passer avec votre musique ?

Hum, Je crois que le message général que je trouve partout où je vais, c’est ce que j’ai vu avec les gens, avec la technologie, et la façon dont le monde bouge. Tout le monde semble s’éloigner de plus en plus, tu sais même si ils ne le voient pas ou ne s’en rendent pas compte et il y a vraiment un sens commun que Jésus avait lorsqu’il rassemblait des gens, un peu comme des péchés et des pécheurs au même endroit. Et je crois que c’est quelque chose que j’ai toujours eu envie d’encourager les gens, que tout le monde dans cet aspect, nous réalisions que nous avons cette vie sur terre, que nous sommes bénis et que nous devons vraiment nous aventurer à aimer plus et expérimenter plus de chose dans l’amour et de trouver ces endroits reculés que nous ne connaissons pas… et tout ça vient de la communion avec d’autres personnes.

Une autre chose qui vient de ça aussi est simplement ton identité. Comme, les jeunes tu sais, surtout la jeunesse partout, beaucoup se battent pour leur identité, il y a myspace et facebook et tu as la possibilité d’être celui que tu penses être, ou alors tu crois que les gens te vois comme tu es, comme la perception que tu as de toi-même. Et je crois que les gens se battent tellement avec ça qu’ils ne réalisent pas que hum, tu sais, que si nous nous concentrons sur d’autres personnes cela définit ce que nous sommes. Lorsque je me concentre sur d’autres relations dans ma vie, ça me ramène à l’humble place qui est la mienne. Et c’est un peu, d’une façon très cliché, les gens qui nous entourent sont toujours notre meilleure moitié.

Donc j’encourage vraiment les gens à se rassembler dans une époque assez folle, avec tout ce qui se passe, c’est une époque insensée, et nous devons vraiment nous centrer sur la communauté et nous centraliser sur l’unité avec les gens.

Donc êtes vous en communion avec... d’accord c’est un peu une question personnelle : est ce que vous vous sentez en communion avec d’autres groupes, avec ceux avec qui vous êtes en tournée ? Votre publique ou votre Eglise ou vos familles, enfin vos familles ça semble évident, mais pour les trois premiers ?

Je pense que plus que n’importe quoi d’autres mes amis et ma famille. Ca a été étrange d’être sur la route en sortant tout juste du lycée, ouai d’un lycée de l’Iowa sur la route. Et j’ai perdu contact avec pas mal de mes amis. On va sur la route et tu entends les rumeurs dans les villes comme « ils croient qu’ils sont trop cools maintenant, tu sais ils font salle complète. » et tout ce genre de chose. Et lorsque tu rentres chez toi après tout ça, les amis qui le sont toujours te soutiennent dans tout ce que tu fais, même lorsqu’ils pensent que tu fais un mauvais choix. C’est ce que j’aime le plus avec quelqu’un qui n’est pas forcément d’accord avec toi, tu sais genre « mes amis sont déçus par ce que je voulais faire, mais ils sont restés avec moi et ils m’ont soutenus et c’est tout ce qui a de l’importance pour moi. »

Avec nos fans, j’ai souvent cette impression. C’est un peu une chose distante parce que ce que j’aime c’est être un peu plus libre. Lorsque l’on va à un concert j’essaye d’être autant ouvert que possible parce que souvent si tu vas dans un concert et que tu te dis « ok, c’est un concert chrétien donc il faut que je dise toutes ces choses chrétiennes » tu te mets dans une boite. Les jeunes attendent tellement de toi, et toi tu attends tellement du retour que ça aura que ça devient cette boite et tu dois dire certaines choses et au final c’est ce qui se produit. Mais lorsque tu regardes d’un point de vue plus libre, je crois que chacun peut bénéficier de ça et peut s’ouvrir et j’espère que c’est ce que nous faisons avec nos fans et avec le groupe.

Et je pense qu’en ce qui concerne les autres groupes, je crois que c’est plus, nous comprenons pas mal des combats auxquels nous faisons face…

Beaucoup de groupes ont des philosophies différentes dans la manière de faire les choses. Beaucoup de gens ne sont souvent pas d’accord avec la nôtre… (Rire).

Phill : d’accord! Vous êtes les bienvenues en France quand vous voulez !

(Rires)

On y est déjà allé. On est allé à l’aéroport une fois !

Ma famille vient de France, ils étaient tous de Bordeaux. On avait ce grand livre de l’histoire familial et tout le monde sauf un côté de mes parents, mon père était d’Hawaii ainsi que sa mère, mais ou sinon ils sont tous Français. Et dans le livre il y a une photo d’une fille et il y a mon nom « Jessie je sais pas quoi » (rire) et donc toute ma famille que je ne connais pas, si un jour on se rencontre, ils vont se dire que je suis une fille (rire), et ça craint !

(Rires)

 

Retranscription : Katia Mallet
Traduction : Clémence Molliard

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