Lee Humerian // Phinehas

Interview avec Lee, le batteur du groupe de métalcore Phinehas, dont le son est un mix entre un bon paquet de très bon groupe. A découvrir, donc.

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Jérémie : Peux-tu nous présenter rapidement le groupe ?

Lee : Je suis Lee Humerian, batteur du groupe. Le reste du groupe se compose de Sean McCulloch – Voix, Ryan Estrada – Basse et Jason Comb – Guitariste Lead.

Jérémie : Et peux-tu nous en faire un bref historique ?

Lee : Phinehas a été créé en 2001, il y a presque 11 ans maintenant. Au départ nous étions un groupe basé sur Los Angeles et Orange County (Californie) jusqu'à 2009 et notre première tournée. Nous avons pris une envergure nationale l'été dernier avec une tournée à Cornerstone et dans d'autres villes du Midwest. Depuis notre signature avec Red Cord Records au printemps 2011, nous avons été en tournée le plus souvent possible pour faire la promotion de notre premier album « TheGodMachine », sorti le 19 Juillet dernier.

Jérémie : D'où vient le nom du groupe et a-t-il un sens particulier ?

Lee : Notre nom vient de la Bible, plus spécifiquement du livre des Nombres, chapitre 20. Phinehas était un homme qui voulait rendre gloire à Dieu de toutes les manières possibles, et c'est ce que nous cherchons à faire chaque jour.

Jérémie : Comment décrirais-tu votre dernier album, TheGodMachine ?

Lee : Cet album est le fruit d'un très long travail dans lequel nous nous sommes plongés entièrement sur plusieurs années. Nous sommes comblés du résultat, du fait qu'il plaise et qu'il émeuve le public ! Nous aimons les pistes, nous aimons les jouer en live, et nous aimons en parler avec nos amis et la famille, que ce soit à la maison ou en tournée.

Jérémie : Quel est le processus d'écriture d'une chanson ?

Lee : Avec ce lineup, c'est un travail très collaboratif. Jason nous amène toujours des riffs puissants sur lesquels on bosse et on improvise. Nous n'avons pas écrit grand chose jusqu'à maintenant, mais nous prenons beaucoup de plaisir à travailler ensemble et simplement nous faire des sessions « jam » autour de ce que ramènent les uns ou les autres.

Jérémie : C'était différent avant ?

Lee : Avec Scott et Glenn à la guitare, ces mecs écrivaient soit chacun de leur côté soit simplement entre eux deux. Ils nous ramenaient les chansons complètes et nous les jouions simplement en changeant quelques petites choses ça et là.

Jérémie : Quels sont les thèmes abordés dans l'album ?

Lee : Le thème principal dans TheGodMachine est l'idolâtrie et comment Dieu peut nous en sauver. Nous cherchons toujours notre bonheur dans des choses matérielles qui ne sont finalement que des solutions temporaires à nos problèmes. Jésus Christ est le seul qui puisse nous combler et nous révéler en ce que nous sommes vraiment, et c'est ce qui nous a inspiré le concept de l'album.

Jérémie : Est-ce que tu as une chanson préférée sur cet album ? Et pourquoi celle-là ?

Lee : Ma chanson préférée est « A Pattern in Pain ». J'aime la jouer en live : elle a des sections groovy, un passage rapide à la double pédale et je m'amuse vraiment sur les tomes. Les mélodies de cette chanson me touchent à chaque fois. En plus, j'aime beaucoup le message – j'ai des frissons à chaque fois sur la ballade finale, que je la joue ou que je l'écoute. J'ai des frissons maintenant, rien qu'en y pensant, c'est te dire à quel point j'aime cette chanson !

Jérémie : Avec qui avez vous enregistré cet album, et pourquoi ?

Lee : Nous avons enregistré avec notre ami Jeff Darcy. Jeff a un style que nous aimons beaucoup, et il croit en nous et en notre musique. Il a travaillé patiemment avec nous, à travers les changements de lineup et le travail incessant sur les pistes, les rajouts... Nous ne serions jamais arrivés à cet album ou même quelque chose qui y ressemble de loin si ce n'était pour lui. Merci à toi, Jeff !

Jérémie : Comment décrirais-tu votre musique à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous ?

Lee : Du métalcore mélodique – beaucoup de soli de guitare, de double pédale, des cris, du chant, des riffs qui déchirent, des parties calmes : en fait un vrai mix de beaucoup de choses !

Jérémie : Est-ce que vous vous voyez comme des ministres du Christ ?

Lee : Complètement. Nous faisons ce que nous faisons parce que nous voulons parler aux gens du Christ. Il nous aime et nous a changés, et nous voulons que d'autres fassent cette même expérience d'une rédemption donnée gratuitement.

Jérémie : Quels sont vos influences artistiques ?

Lee : Il y en a plein. Nous affectionnons les relations que nous avons avec les autres groupes du label, et avec les groupes avec qui nous avons partagé la scène.

Jérémie : Quelles relations avez-vous avec votre label, Red Cord Records ?

Lee : Elles sont très bonnes. Évidemment il y a eu quelques passages plus compliqués que d'autre, mais c'est un fait inhérent à n'importe quelle relation. Nous avions nous-mêmes prévu deux tournées en Septembre et Octobre, qui ont été annulées, et ça créé une certaine frustration pour les deux parties d'être ainsi stoppés dans notre élan. Cependant ils n’ont pas arrêté de faire notre promotion, et de notre côté nous avons insisté pour retourner sur la route dès Novembre ainsi que pour saisir une opportunité de tournée en Janvier-Février 2012. En plus de ça, nous travaillons sur notre clip pour « I Am the Lion ». Nous sommes vraiment reconnaissants pour tout ce que Red Cord a fait pour nous et nous espérons poursuivre cette relation au fur et à mesure de nos évolutions.

Jérémie : Qu'est-ce qui vous a poussé à signer avec eux ?

Lee : Ils ont toujours été honnêtes avec nous, depuis le début. D'autres mettaient surtout en avant la partie business et se reposaient sur des contrats mais, à Red Cord, Joey a été direct avec nous : Il nous a dit qu'il aimait notre musique et qu'il croyait que nous pouvions réussir. Nous avons fini par trouver un contrat qui nous satisfaisait tous, alors nous avons signé. De plus Phinehas a été ministre du Christ depuis sa fondation, donc le fait que le label nous supporte à 100% sur ce point là a été un énorme bonus pour nous.

Jérémie : Red Cord nous a envoyé quelques Cds (dont le votre, que j'adore!) pour que nous en fassions des critiques, et j'ai l'impression qu'il y a un talent énorme parmi les groupes du label. Selon toi quel sont les groupes que les gens doivent absolument écouter parmi vous ?

Lee : Tous les groupes actuels du label valent le coup d’œil ! Après je ne peux pas faire autrement que recommander les groupes avec qui nous avons partagé la scène : Righteous Vendetta, Day of Vengeance, Not One Is Upright, A Past Unknown, From The Eyes of Servants, et The Forerunner. Tous ces groupes sont composés de mecs géniaux que nous avons eu l'honneur de rencontrer et de côtoyer.

Jérémie : Quels groupes (sans se limiter à Red Cord) penses-tu qui aient une musique la plus semblable à la votre ?

Lee : On nous a dit que nous étions un mélange de As I Lay Dying, Killswitch Engage et Haste the Day.

Jérémie : Quel est ton album préféré sorti en 2011 ?

Lee : Thrice est mon groupe préféré, donc Major/Minor m'a conquis dès le jour de sa sortie, et je n'ai pas pu m'en détacher depuis.

Jérémie : Que ferais tu en ce moment si tu n'étais pas musicien ?

Lee : J'ai une licence en production cinématographique et je travaille en tant que technicien directeur en audiovisuel dans une église au sud de la Californie. Je ferais probablement ça à plein temps si je n'étais pas musicien.

Jérémie : Que fais tu de tes journée quand tu n'es pas avec le groupe ?

Lee : Comme je viens de le dire, je suis  technicien directeur en audiovisuel dans une église locale. Je fais aussi du bénévolat à Krochet Kids International, où travaille ma petite amie (krochetkids.org).

Jérémie : Comment en es tu venu à la musique ?

Lee : J'ai toujours eu le sens du rythme, ou du moins c'est ce que mes parents me disent ! Ma mère joue du piano, donc j'ai commencé par suivre ses traces quand j'étais plus jeune. Ça n'a pas vraiment marché, alors j'ai dit à mes parents que je voulais essayer la batterie. J'ai pris un total de 100 cours à ce qui s'appelle maintenant Music Motive à San Luis Obispo, ici en Californie, et je n'ai jamais décroché depuis !

Jérémie : Que voudrais tu que les gens pensent quand ils pensent au nom du groupe ?

Lee : J'espère que nous aurons l'opportunité de les rencontrer et de passer un peu de temps avec eux. Nous aimons beaucoup tisser des relations, de manière à ce que nous aurons je l'espère créé des souvenirs indélébiles avec celles-ci, lorsque Phinehas sera parti rencontrer d'autre personnes !

Jérémie : Quels conseils donnerais-tu à un groupe français qui voudrait émerger ?

Lee : S'il est vrai qu'il est important d'avoir de grands rêves, je dirais qu'il est tout autant, voire plus, de penser rationnellement aussi. Le travail local a une importance capitale : si vous pouvez vous construire un large groupe de gens qui vous supporte et qui suive votre actualité, alors des gens en dehors de votre cercle immédiat de connaissances voudront vous voir jouer, entendre votre musique. Ainsi construisez-vous cette base solide afin d'obtenir des opportunités à plus grande échelle. Si vous avez une bonne dynamique, si vous travaillez constamment à faire grandir votre groupe et votre notoriété, alors les opportunités se présenteront d'elles-mêmes.

Jérémie : Avez-vous des sujets de prières particuliers ?

Lee : Oui. Nous vivons des temps difficiles dans l'industrie de la musique. Nous donnons tout ce que nous pouvons pour répandre notre message et nous faire connaître, mais cela devient de plus en plus difficile tout en gardant la tête hors de l'eau financièrement. Nous savons que Dieu a un plan pour ce groupe, mais parfois, lorsque nous traversons une passe difficile, ou même dans les moments de succès, nous avons besoin qu'on nous le rappelle. Nous voulons que Jésus soit la figure de proue de notre ministère.

Jérémie : Ton dernier mot ?

Lee : Merci beaucoup pour cette interview, nous espérons et nous prions pour avoir l'opportunité de vous rencontrer et de jouer dans votre pays un jour !

 

Traduction : Augustin Davadie

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Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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