We Came As Romans @ Hellfest 2014

Cette année, pas de groupe chrétien au Hellfest. Mais quand même, on avait envie d’aller discuter un peu avec les gars de We Came As Romans, que l’on suit sur Beehave. La raison ? Plusieurs membres du groupe sont chrétiens et ils sont connus pour le message très positif que l’on trouve dans leurs chansons. Longtemps identifiés par la presse Metal comme un groupe chrétien, ils s’en défendent pourtant régulièrement : « on n’est pas un groupe chrétien, certains membres le sont, c’est différent. ». Vous voulez savoir ce que cela implique pour le groupe et la vision du message qu’ils portent ? Lisez plutôt l’interview !

wcar hellfest 2014

Clément, entouré de Andy et Joshua

 Clément : Bon les gars, je crois que ça marche, la caméra filme tout c’est cool mais il va falloir parler fort parce que je pense qu’avec tout ce bruit… Ce n’est pas un très bon appareil !

 Andy Grass : Oh d’accord, aucun problème ! (Rires)

 Clément : Bon, c’est cool, j’ai quelques questions pour vous les gars !

 Joshua Moore : Cool… (Rires)

 Clément : Alors déjà… Ca va bien ?

 Andy : Super !

 Josh : Ouais.

 Andy : Et toi ?

 Clément : Oh ça va très bien, mais purée il fait un peu chaud dehors !

 Josh : Ooooh oui.

 Clément : Etre dans le public c’est… Wow ! Plutôt difficile !

 (Rires)

 Clément : Bon… Pour commencer, dites moi un peu qui vous êtes, présentez le groupe, ce que vous y faites, etc. Pour ceux qui pourraient ne pas vous connaître.

 Andy : Moi c’est Andy, je joue de la basse dans le groupe !

Josh : Et je m’appelle Josh, je joue de la guitare dans le groupe. Et… Notre autre guitariste s’appelle Lou, le batteur c’est Eric et nos deux vocalistes sont Dave et Kyle. Et tous ensemble, nous formons ce groupe absolument génial ! (Rires)

 Clément : We Came As Romans.

 Joshua : We Came As Romans ! (Andy et Josh trinquent, sourire aux lèvres)

 Clément : Et… Ca veut dire quoi ? Le nom du groupe…

 Andy : Ah…

 Josh : Absolument rien !

 Clément : Absolument rien, sérieux ?! (Rires)

 Josh : Ouais…

 Clément : Comment vous l’avez trouvé ?

 Josh : Oh on avait genre… 17 ou 18 ans et euh… On s’est dit que ça sonnait vraiment trop cool… Mais genre, au-delà du cool !

 Andy : Ouais, je me rappelle…

 Josh : On se regardait les uns les autres en mode : « mais ouais ! C’est le futur meilleur groupe du pays les gars, Andy ! » (Rires) Bon, et voilà…

 Clément : Cool ! Eh bien bienvenue en France, We Came As Romans ! Alors comment ça fait de se retrouver au Hellfest aujourd’hui ? C’est votre première fois dans le coin, non ? Sur ce festival…

 Andy : Ouais ! C’est génial ! Le line-up est juste dingue, y’a tellement de super groupes. Je pense qu’on n’aurait jamais imaginé pouvoir jouer à l’étranger, jusqu’ici, avec des groupes aussi bons autour de nous, dans des festivals aussi énormes et avec un public aussi nombreux. Mais… On est là aujourd’hui ! On est vraiment reconnaissant…

 Clément : Vous aviez déjà entendu parlé du festoche avant ?

 Andy : Ouais, carrément ! Par d’autres groupes qu’on connait qui ont joué ici. On allait chaque année voir le line-up sur le site, des trucs comme ça, année après année. Le Hellfest mais pas que ! Enfin quand tu fais une grosse tournée dans les parages tu passes toujours ici… Comme le Download ou des gros festivals comme ça… C’est genre… Quand tu vois ça et tous ces groupes de malades tu te dis… Comment je peux arriver à être là moi aussi ? Et finalement on y est !

 Josh : Ouais, et ce qui est le plus fou pour moi c’est qu’on n’est pas là genre à jouer sur une toute petite scène à côté de l’entrée cinq minutes après l’ouverture des portes… Aujourd’hui, on a eu cette opportunité géniale de partager la scène avec des groupes vraiment énormes avec qui on aurait jamais pu penser jouer sur la même scène.

 Clément : Et du coup, comment était le concert ?

 Andy : Ouf !

 Josh : Vraiment bien ! C’est toujours trop cool. Je pense que là, ça doit faire 9 jours qu’on est en Europe, hier on a joué en Allemagne et…

 Andy : 11 jours, mec !

 Josh : Ah, je n’ai pas compté désolé…

 Clément : Ok, vous êtes en tournée en ce moment.

 Josh : Ouais ouais, on tourne. Notre bus est en fait en Allemagne en ce moment et on a pris un vol ce matin pour venir ici depuis l’Allemagne… Et ce soir on y retourne !

 Clément : Oh d’ailleurs à ce propos, Dave a dit pendant le concert que vous aviez eu pas mal de problèmes avec l’avion pour venir faire ce concert… Il s’est passé quoi ?

 Josh : Ah ouais grave ! Enfin… (Rires) Ils ont perdu une de nos valises à l’aéroport avec quelques trucs vraiment important dedans. Du matos pour le concert. Genre les micros de la batterie, pas mal de câbles, des units, et tout ça. Bon mais finalement on a pu faire le concert sans soucis et demain matin on retourne en Allemagne pour un concert dès demain soir !

 Clément : Ok, super ! Ca doit être un peu difficile d’être aussi loin de chez vous en tournée non ?

 Andy : Ouais, c’est vraiment chaud…

 Clément : Ah ouais, à ce point ?

 Andy : Ouais, enfin… On a tous un ressenti de la chose assez différent mais pour ma part, j’ai ma petite amie à la maison et franchement elle me manque. Ici on passe toute la journée avec les gars et elle m’appelle tout le temps pour me demander ce que je fais, avec qui, et tout ça, on discute quoi. Donc ouais, ce n’est pas tout le temps facile. On part chaque fois plusieurs jours et c’est super mais en même temps, tu vois… C’est un peu un tiraillement en fait : tu es super content de sortir de chez toi, d’aller voir le monde mais en même tempps tu vois, tu aimerais bien être un peu chez toi !

 Clément : Donc qu’est-ce qui vous manque le plus ? Toi c’est ta copine ?

 Andy : Ma copine me manque oui, mon lit aussi. Ca me manque de ne pas faire la grasse mat’, mes potes me manquent, quoi d’autres… ? Ouais !

 Josh : Moi c’est ma maison, mes chats, mon chien… Je viens juste d’avoir une maison, j’ai acheté ma toute première maison cette année alors… A chaque fois, je suis trop excité à propos de cette maison, quand j’y suis j’adore mais je passe mon temps à dire « ok chère maison, c’est cool, mais je me casse, à plus tard ! »

 Clément : « Je reviens dans deux mois ! »

 Josh : Ouais voilà…

 Clément : Dans ce cas, merci encore d’être venu jouer ici pour nous les gars !

 Josh : Merci de nous avoir invités et de nous accepter ici !

 Clément : Bon, donc avant qu’on parle un peu de votre nouvel album Tracing Back Roots qui est sorti y’a environ un an, je voudrais qu’on parle un peu de votre musique. Comment vous décririez votre style de musique aujourd’hui ?

 Josh : Bon, ça me rappelle quand nos parents ou des proches qu’on rencontre ça et là nous demandent ce qu’on fait. « Oh, les jeunes vous jouez dans un groupe, super, quel est votre style, à quoi vous ressemblez ? » Et généralement je dis un truc du genre « un peu Linkin Park, mais en plus violent »… Et généralement ça donne lieu à deux réactions. La première c’est genre « hooooo… ok ?! » et la seconde : « mais genre… Comme Metallica ? »

 (Rires)

 Josh : Bon, pas vraiment. Je pense qu’on peut dire sans trop se tromper qu’on est un mélange entre du metalcore et de l’Active Rock [ndlr : se dit des radios qui passent à la fois des tubes rock alternatif, des chansons de heavy metal vieilles ou récentes, bref, un sacré mélange !]. Ca n’a à peu près aucun sens d’ailleurs…

 Clément : Ok, mais bon ça se comprend c’est toujours un peu difficile de se mettre dans une case !

 Josh : Ouais et puis c’est assez dur de dire comment un truc sonne sans donner un peu des exemples de trucs qui ressemblent !

 Clément : Mais la plupart des gens vous cataloguent quand même bien dans le Metalcore.

 Josh : Ouais… Nos deux premiers albums étaient vraiment très Metalcore. Et là, Tracing Back Roots est plus une sorte de gros mélange d’influences.

 Clément : Ok, je vois. Bon aujourd’hui, vous avez quand même été programmé sur l’une des Main Stages en plein milieu de l’après-midi, ce n’est pas rien ! D’après vous qu’est-ce qui fait que vous êtes différents d’autres groupes de Metalcore ?

 Andy : Euh, c’est difficile ça… Mais je pense qu’il y a plein de petites choses qui font que. Genre… Dave chante en scream et Kyle en voix claire. Ca donne un son un peu original, deux chanteurs…

 Josh : Ouais et en fait y’a pas mal de groupes qui ont deux chanteurs mais au final, là, on a deux leaders, qui se démarquent vraiment du groupe et ont chacun leur identité et je pense que ça c’est un vrai point positif qui nous rend différent et qu’on voit rarement dans d’autres groupes du genre, ça nous place un peu à part. Et peut-être le fait que l’on peut jouer une chanson qui va passer à la radio et juste après ça une chanson juste remplie de gros breakdowns et de trucs comme ça.

 Clément : Ouais donc en fait on peut dire que vous êtes plutôt…

 Josh : Ben on va dire…

 Andy : Diversifiés quoi !

 Josh : Ouais. C’est un peu comme un buffet, tu vois ! Y’a quelque chose de différent à manger pour tout le monde, tous les goûts.

 Clément : Bon alors parlons de l’album maintenant, il est sorti y’a un an maintenant. J’imagine que c’est le meilleur album que vous aillez fait ?

 Andy : Yeah !

 Josh : Ah ouais, vraiment !

 Andy : Merci Seigneur ! Tu sais… Tu essayes toujours de donner ton maximum pour que le nouvel album soit meilleur que celui d’avant… Et je pense qu’on a réussi ce coup-ci donc c’est vraiment cool !

 Josh : Ouais, on l’a fait.

 Clément : Donc il en est sorti quoi de cet album en un an ? Qu’en disent les gens ? Quelles critiques vous avez reçues ? Retours ? Avis ? Feedbacks ?

 Josh : Tout le monde nous a dit que c’était vraiment mieux que ce que l’on avait fait avant !

 Andy : Oui.

 Josh : On a tourné genre… On est allé presque partout en fait ! On a été en Europe, en Asie, en Australie… On a tourné plusieurs fois aux Etats-Unis, on est allé en Angleterre et apparemment… Quelque soit le pays où l’on se trouve, tout le monde veut entendre le nouvel album Tracing Back Roots en live ! Ce qui en fait… Je veux dire, c’est un super compliment pour un groupe ! Parce que généralement les gens sont plutôt en mode « on veut entendre vos vieux morceaux ! », style « jouez vos anciens morceaux c’est tout ! » et pour nous les gens ont plutôt envie d’écouter la nouveauté ! En fait, ils ne restent pas trop attachés au passé et je trouve ça très cool !

 Clément : J’ai vraiment beaucoup aimé votre chanson d’ouverture du set, Tracing Back Roots !

 Andy : Ah ouais ? Cool merci !

 Clément : C’est vraiment cool ! On ressent toute l’énergie dans cette chanson… C’est un bon début ! D’ailleurs, quelle est votre chanson préférée sur l’album ? Et pourquoi diriez-vous que c’est votre favorite ?

 Andy : Hum… J’essaye de trouver attends… Hum… J’aime beaucoup jouer Ghosts en live ! Et euh…

 Josh : Ouais, moi y’a des chansons que j’adore vraiment sur album comme A Moment, Hope ou I Survive mais pour ce qui est des lives, je préfère Tracing Back Roots ou Ghosts ! C’est des titres plein d’énergie et… Des chansons comme I Survive ou A Moment sont plutôt des trucs à écouter, sur album. Tu n’es pas obligé de sauter par tout pour vraiment digérer le truc en l’écoutant. Donc en fait ça dépend un peu de comment je me sens. Mais bon généralement en live c’est plutôt Tracing Back Roots et Ghosts.

 Andy : Ouais je suis d’accord. Beaucoup d’énergie ! Genre, tu peux vraiment te lâcher tu vois ! (Rires)

 Clément : Comment vous vous y prenez pour écrire la musique ? C’est tous ensemble ? Quelqu’un écrit pour les autres ?

 Andy : Vas-y réponds toi plutôt que moi…

 Josh : Ouais, ok. C’est moi qui écrit une bonne partie de la musique en fait. Enfin, j’écris juste la base de la chanson tu vois, et je bosse dessus pendant un moment et dès que j’ai assez confiance pour le montrer aux gars, peut-être après deux ou trois versions, je leur amène et on en parle. On parle de ce qui va, ce qui ne va pas et ensuite on améliore un peu tout ça, ou des fois il manque des choses. Et donc, on réécrit la chanson, on ajoute des choses et en gros la chanson est modifiée genre six ou sept fois si tu veux…

 Clément : Ah ouais vraiment ?

 Josh : Ouais ! Et parfois ça me prends même plus de temps avant de le montrer aux gars, ensuite ça bouge encore beaucoup et même parfois juste avant qu’on enregistre en studio. Mais ce qui est vraiment cool c’est qu’au final à la fin de la journée, même si j’avais composé la base de la chanson, ils ont tellement mis leur patte dans les modifications qu’en fin de compte ça ne ressemble en rien à ce que j’avais fait au départ et à la fin de la journée, on a une musique que l’on veut tous jouer ! Pour tout ce que je fais et que je montre au groupe au final on se dit tous « ouais, on veut mettre le nom de We Came As Romans sur ce titre ». Et c’est quelque chose de très important pour nous tu sais, ce n’est pas genre tu lèves la main pour dire « moi j’ai fait telle partie ou telle partie », c’est plutôt genre : on est tous contents du résultat, et en tant que groupe on a envie de mettre tous nos efforts pour ce résultat. Pour plusieurs chansons sur Tracing Back Roots, on était au départ divisé. Du genre quatre d’entre nous trouvaient ça vraiment bien et les deux autres : « on pense qu’on pourrait faire mieux quand même… ». Et dans ce genre de situations, on travaille encore et encore jusqu’à que la majorité du groupe soit contente du résultat, parce que c’est un vrai travail de groupe.

 Clément : D’accord. Et à propos des paroles, ça parle de quoi ?

 Josh : Bon, vu qu’on est un groupe assez positif, les paroles le sont également, tu t’en doutes. Et ce depuis le début, de l’album To Plant A Seed à Tracing Back Roots. To plant A Seed était vraiment un CD assez jeune on va dire, j’ai probablement écrit les paroles quand j’avais 18 ans… Plus tard quand on a fait What We’ve Grown To Be, c’était différent à l’époque on était tous un peu dans des situations difficiles et compliquées, et donc les paroles sont en fait assez sombres. Et ensuite, sur Tracing Back Roots cela a évolué : l’idée est de considérer tout ce que tu as vécu, vu et appris, ta vie quoi, tout ce par quoi tu es passé, d’en prendre la mesure sans autocensure et de l’utiliser pour faire de toi une meilleure période et aller de l’avant. L’idée c’est d’apprendre à se connaître et s’accepter en retraçant le chemin parcouru, là d’où l’on vient. Donc, tu dois découvrir comment, que ce soit par les bons ou les mauvais chemins, comment tu en es arrivé où tu es aujourd’hui et ensuite comment aller de l’avant et dépasser tout ça. A partir de trucs parfois mauvais qui ont contribué à ce que tu es maintenant, tu dois te relever et repartir pour être une meilleure personne parce que tu sais au fond de toi que ces racines ne sont pas les bonnes et qu’il faut que tu avances. Et pour tout en fait, que ce soit bien ou pas, tu peux le prendre en considération et en apprendre énormément sur toi, pour tourner ces racines ou ces influences en quelques chose de positif.

 Clément : J’ai vraiment l’impression que le message positif c’est quelques chose de vraiment important pour vous, non ?

 Andy : Ouais, c’est sûr.

 Josh : Carrément, et c’est vraiment quelque chose d’important pour nous tous en fait. Tu vois, rien que pour ce qui est de la musique, les paroles sont quelque chose de… Comment dire, tu vois je peux trouver des textes et les montrer aux gars et si ne serait-ce que l’un d’entre eux dit « non, ça je n’aime pas trop », et bien automatiquement on va le virer. Voilà… Quand on écrit, tout le groupe doit aimer, et être prêt à porter le texte, à y croire. Et je pense que c’est le plus important pour nous. C’est comme ça que ça marche et c’est tout, quelque chose qu’absolument tout le groupe, collectivement, est prêt à soutenir et porter. Et quand on monte sur scène pour faire cette musique et chanter ces textes, pour le coup on est vraiment tous derrière le message, à fond !

 Clément : D’accord. C’est assez peu commun en fait je trouve… Généralement, la plupart des groupes de métal n’ont pas forcément un message très positif, enfin d’une manière générale on associe plutôt cette musique à des sentiments négatifs et… Y’a qu’à voir l’affiche du Hellfest de cette année ! Assez glauque et sombre…

 Andy : Ah ouais, c’est clair !

 Clément : Vous le sentez comment du coup dans un endroit comme ici, avec votre musique et vos textes super positifs comparés à ceux d’autres groupes très différents qui jouent au Hellfest ?

Andy : Ben, tu vois, c’est assez cool… Nous tu sais, on n’est pas là pour avoir raison, on n’est pas là pour dire « tu dois être comme ça, tu dois vivre de telle manière » ou ces trucs-là. On n’est pas en train de chercher à convaincre qui que ce soit avec notre message, on n’est pas là pour argumenter ou débattre ou quoi que ce soit avec qui que ce soit. En fait, le message en l’occurrence c’est juste ce que tu es et ce que tu fais, indépendamment des autres. On s’en fout de jouer avec d’autres groupes très différents dans le message, au contraire ! Tu vois ils ont leur truc, nous on a le nôtre. On ne leur demande pas de changer ou de voir les choses comme nous… On essaye juste d’être là pour porter notre message sur scène et causer, le reste du temps, avec des gens pour leur dire un peu ce qu’on fait. Et voilà, et on n’est pas un groupe chrétien hein, on n’est pas là pour essayer de changer les gens encore une fois, ni en train d’essayer d’orienter les gens sur leur façon de penser. Nous on vient pour passer un bon moment en concert et notre mentalité va transparaître naturellement de tout ça. Diffuser cette mentalité par ce moyen simple d’être soi-même, avec cette musique que l’on fait, c’est la raison pour laquelle on existe et c’est cool.

 Clément : Mais est-ce que le fait qu’il y ait des chrétiens dans le groupe a une influence dans ce choix assumé d’être aussi « positif » justement ?

 Josh : Pas vraiment, enfin… Je pense que dans ce groupe on apporte tous et retire tous ce qui est vraiment important pour nous, sur le plan personnel. Et c’est un peu comme ça que ça marche, sans forcément de réelle cohérence entre nos attentes et nos objectifs sur le fond. Mis à part le message positif, je veux dire, dans lequel on se retrouve tous, on n’a pas d’idéologie à mettre en avant, personne ne cherche à mettre des motivations personnelles et bien particulières derrière la musique. Rien n’est planifié de la sorte et il n’y a pas de motifs religieux derrière ce groupe.

 Clément : Ok. Plus généralement, concernant la musique, pourquoi diriez-vous que vous faites de la musique ? Qu’est-ce que vous apporte la musique que vous faites ? Et comment vous avez commencé en fait ?

Josh : J’ai commencé à faire de la musique parce que mon père jouait de la guitare acoustique et je trouvais ça genre, vraiment trop cool… Et euh… Mes parents se sont divorcés quand j’étais très jeune encore, et du coup je ne le voyais pas très souvent, pas comme tu verrais ton père dans une famille normale quoi. Donc chaque fois que je le voyais et qu’il faisait de la musique je me disais… « C’est un truc de malade ! Je veux faire la même chose ! ». Et c’est un peu comme ça que tout a commencé. Je sais que chacun a sa propre histoire, comme Lou, l’autre guitariste, lui il écoutait énormément Jimmy Hendrix et il a fini par se dire « je devrais vraiment m’y mettre »…

Andy : Ouais… C’est un peu comme la première fois où tu vois un concert ! Tu veux le faire à tout prix toi-même. Ou comme dans un film tu fois… Imagine, je sais pas, un gamin qui écoute de la musique à longueur de temps et qui adore ça et qui en devient si obsédé qu’il sait qu’il doit s’y mettre lui-même ! C’est un peu ce qu’on est au final, des types qui avaient besoin de faire de la musique. On en rêvait. Je pense que je pourrais jouer quasiment dans n’importe quel groupe au final, tant que je peux jouer. J’écoute une tonne de musiques encore aujourd’hui ! Tout le temps, je suis toujours à chercher de nouveaux groupes à écouter, tu peux demander à Josh, je suis toujours en mode « tiens écoute ça c’est trop bien ! Tiens écoute celui-là aussi c’est nouveau ! » (Rires)… Mais c’est pas vrai ! Les gars sont toujours à me dire « bon tu en choisis un et c’est bon maintenant ». Enfin tu vois ce que je veux dire… En fait je pense qu’on a tous conscience que par la musique on partage la même énergie, par les paroles aussi, et c’est comme ça que l’on se retrouve ensemble. Et je pense que c’est ce qui me fait faire de la musique, simplement parce que ça me rend plus fort, ça me permet d’aller de l’avant, de rester intéressé, de ne pas m’ennuyer, de me rassurer, et du coup je pense que je pourrais en faire tous les jours de ma vie, autant que possible ! C’est vraiment quelque chose d’énorme alors… Ouais, quelque soit la musique en fait jusqu’à ce que je meure je pense que je serai ok pour prendre un instrument, allumer l’ampli et jouer tu vois ! La musique a vraiment un pouvoir, ça peut vraiment changer les gens et apporter énormément de choses et j’adore ça. Jouer de la musique positive en plus de tout ça, c’est quelque chose en plus…

Clément : Super, merci pour ce témoignage, et merci pour l’interview les gars ! Malheureusement on va devoir s’arrêter là. Un dernier mot pour vos fans en France ?

Andy : Alors… Merci de nous avoir fait venir parmi vous, merci à vous d’être aussi cools ! On vous aime les gars, on a pu être là aujourd’hui et c’est super alors… Merci pour tout !

Josh : Et j’espère que nous reviendrons bientôt par ici !

Clément : Merci encore les gars !

 

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