Ais-je plus apprécié cette année un album que Into the Sea, ce chef d'oeuvre que le groupe de métal alternatif Attalus a sorti en début d'année sur Facedown Records ? Pas sûr. Il me paraissait alors indispensable d'aller à la rencontre de ses membres pour en savoir plus sur ce qui les a motivés à sortir un concept album, les difficultés qu'ils ont rencontrées, et sur l'origine de leur nom, bien plus intéressante qu'imaginée. On pourra ainsi dire, d'une certaine façon, que la France les a inspirés...

Have i loved an album more this year than Into The Sea, the masterpeace released by the alternative metal band Attalus at the beginning of the year? I don't think so. It was then a no-brainer to request an interview and question the guys to know what made them release such a concept album, and a couple more questions, which revealed, for my surprise, that France inspired them, at least in a way.

Jérémie : Premièrement, pourrais-tu commencer par nous raconter l’histoire du groupe ?

Evan : Attalus a été formé il y a environ cinq ans, mais notre collaboration a des racines bien plus anciennes. Nous avons tous grandi dans la même ville de Caroline du Nord, et la plupart des membres du groupe avaient déjà croisé la route les uns des autres, voire même fait de la musique ensemble, que ça soit dans un groupe au lycée ou à la fac, ou en travaillant sur des enregistrements. Au printemps 2010 on était tous de retour dans notre ville natale, certains après avoir fini la fac, d’autre rentrant de voyage, sans but ou vision du futur, alors le timing était parfait pour se lancer dans ce que nous avions toujours voulu faire.

Jérémie : D’où vient le nom de votre groupe ? Est-ce qu’ils a un sens particulier ? Est-ce en référence au Général Attalus, ou au fils d’Andromède ?

Evan : Attalus est en fait le nom d’un homme qui faisait partie des Martyrs de Lyon, un groupe d’une 50aine de chrétiens qui ont été publiquement humiliés, torturés puis tués à la fin du IIe siècle ; un époque de grande persécution des Chrétiens. Il y a une histoire dans laquelle ces personnes sont emmenée dans un amphithéâtre et on leur donne le choix soit de renoncer à leur foi, soit d’être mis à mort. Attalus, qui se distinguait dans sa communauté, est resté droit dans sa foi jusqu’à être mis à mort par immolation sur le « Siège de Fer ». Nous avons décidé depuis les débuts du groupe que tout ce que nous ferons serait intentionnel et ait une signification ; et prendre le nom d’une personne si courageuse et admirablement fidèle en a été la première étape.

Jérémie : Comment décrirais-tu votre nouvel album, « Into the Sea » ?

Evan : J’imagine que la réponse la plus simple est que c’est un album concept. Il y a beaucoup de métaphores récurrentes sur le Jugement, la Mort, l’Espoir, et une sorte d’allégorie narrative à travers tout l’album. Musicalement, il y a une grande variété de dynamiques, tons, textures et émotions employés pour servir le concept, et je pense que d’une façon il y a également une qualité cinématique. Cet album se veut être une entité cohésive plutôt qu’une collection de chansons. Il y a des chansons excellentes qui peuvent être prises individuellement mais pour ma part c’est un album qui doit se ressentir comme un tout, et qui est (je l’espère) plus grand que la somme de ses éléments. Le chemin est long et tentaculaire, mais on pense qu’il est également enrichissant et encourageant.

Jérémie : Comment décrirais-tu votre son à quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de vous ?

Evan : On a toujours eu du mal avec ça dans le passé, et on devait se définir comme « Bon, on a un peu le son de Thrice/Emery/Brand New » mais récemment un de mes amis a trouvé le terme « Rock lyrique », ce qui me plait beaucoup, d’abord parce que ça décrit la dimension épique et mélodramatique que l’on essaye d’atteindre musicalement (il y a même un hommage à un opéra célèbre vers la fin de l’album, essaye de voir si tu le trouves !) et aussi parce que j’imagine Seth, habillé en femme Viking, et qui brise des verres en cristal avec sa voix.

Jérémie : Comme se déroule l’écriture des titres ?

Evan : L’écriture de cet album a  été un voyage assez long et souvent laborieux. L’inspiration pour « Into the Sea » provient de quelques chansons que Seth et moi avions l’habitude de jouer des années avant qu’Attalus soit un groupe, combiné à certaines chansons du premier EP que nous avions enregistré à la maison, du coup on connaissait déjà la direction générale qu’on voulait donner à l’album, ce qui était bien compte tenu du temps et de l’implication que nous a demandé le projet. Pour la plupart, toutes les chansons ont commencé avec des paroles écrites par Seth ; puis lui et moi nous retrouvions pour construire les suites d’accords, les mélodies et les arrangements avant de les présenter au reste du groupe. C’est à cette étape de modifications avec toute l’équipe que les chants ont commencé à vraiment prendre vie, parce qu’on avait un groupe de mecs avec de très fortes personnalités et opinions créatives, et chacun examinait, tournait, étirait et disséquait les chants à sa façon. Pendant ces 2 ou 3 ans, chaque chanson  a connu un nombre incalculable de versions, certains étant entièrement réécrits, et on a passé plus de temps en répétitions à parler des chants plutôt qu’à les jouer.

Jérémie : De quoi parlent les chansons ?

Evan : Les paroles sont essentiellement des histoires autour de la vie d’une personne répondant à l’évangile de Jésus. Il y a deux côtés distincts de l’album que l’on qualifie de « pré-rédemption » et de « post-rédemption » ; le titre éponyme de l’album étant celui où le narrateur décide d’abandonner sa vie « du monde » et de suivre Jésus.  Même s’il y a un arc narratif un peu vague, on a apporté au contenu nos expériences personnelles, comme notre rapport à la culpabilité dans « Albatros », aux conflits intérieurs dans « Voices from the Shore » et à la joie dans « On the Depths ».

Jérémie : Quelle est votre chanson préférée, et pourquoi ?

Evan : C’est presque impossible pour moi de choisir. On a déversé tellement de temps et d’énergie dans chaque chanson qu’elles sont toutes spéciales pour nous à leur façon, mais à ce moment précis je pense qu’on est tous le plus emballés par « Death Be Not Proud ». Ça fait longtemps que je voulais faire une énorme chanson à l’atmosphère post-rock, on a finalement eu l’occasion de le faire avec celle-là et je pense que le résultat est super. Le tempo et le crescendo rendent tellement bien quand on atteint cet accord majeur, que je pense que c’est le titre le plus gratifiant à écouter de tout l’album.

Jérémie : Avec qui avez-vous enregistré cet album et pourquoi lui ?

Evan : Nous avons enregistré dans deux endroits différents. Nous avons enregistré les percussions et des guitares avec notre très bon ami Eric, aux studios Sonicboost ; et on a terminé l’enregistrement des autres guitares, des voix et de tout le reste avec Al, au Warrior Sound, à Carrboro en Caroline du Nord. Après ça on a apporté les pistes  pour qu’elles soient mixées par Mike Watts aux studios VuDu à Long Island après avoir entendu son travail sur « Yound and Courageous » de Tides of Man.

Jérémie : Vous avez signé avec Facedown Records, et quand on lit les paroles de « O the depths », il y a clairement un profil spirituel dans votre musique. Est-ce que vous suivez un agenda ou est-ce que vous êtes juste des Chrétiens dans un groupe ?

Evan : Quand on a commencé, on n’arrêtait pas de débattre de si on devait se qualifier de « Groupe Chrétien » parce que c’est un terme qui a connotation particulièrement négative pour nous qui avons grandi dans la « Bible Belt » [ndlr : région du sud-est des Etats-Unis où une culture chrétienne fondamentaliste est particulièrement présente] et qui avons connu les horreurs de la « Musique Chrétienne Contemporaine ». On savait déjà qu’on voulait faire une musique personnelle, passionnée et pleine de sens, et ça impliquait naturellement que notre foi en ferait partie, dont je pense que notre « agenda » en tant que groupe est juste une extension naturelle de nos vies de Chrétiens.

Jérémie : Quelles sont vos influences principales, musicalement et humainement ?

Evan : Tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur et agréable.

Jérémie : Quelle genre de relation avez-vous d’ailleurs avec Facedown, votre label ?

Evan : Nous n’avons (pour l’instant) encore rencontré officiellement personne de l’équipe, mais nous avons communiqué avec à peu près tout le monde, principalement par mail ou au téléphone. Tout le monde a été incroyable pour l’instant, très réceptifs et encourageants. Jason, le propriétaire du label, a communiqué avec nous alors que lui et sa femme sont en Afrique.

Jérémie : Pourquoi avez-vous fini par signer avec eux ?

Evan : En fait, c’est eux qui nous ont trouvé ! On était en train de lutter pour savoir comment on allait sortir notre album depuis un bon moment ; des discussions avec d’autres labels avaient échoué et on n’avait pas les moyens de s’autoproduire. On était en train de s’essouffler et de se décourager quand Facedown nous a contacté, apparemment par hasard ! Selon Jason, quelqu’un (on pense que c’était notre ancien bassiste –salut Amos !) lui avait envoyé via Twitter des démos de l’album qu’on a sorti. Heureusement, ils ont aimé et nous sont venus en aide.

Jérémie : Si vous n’étiez pas dans ce groupe, que feriez-vous à la place ?

Evan : Seth présenterait un programme pour enfants à la TV, Christ serait dans un boys band, Joe serait un personnage de Final Fantasy et je vendrais de fausses montres dans la rue.

Jérémie : Comment se passe la vie en tournée ?

Evan : En fait nous avons été assez latents cette dernière année, mettant les concerts en arrière-plan pour pouvoir travailler sur l’album, ce qui a entrainé beaucoup de nos fans locaux à penser qu’on abandonnait. Heureusement ce n’est pas le cas, et maintenant que l’album est terminé, nous avons amorcé le processus pour pouvoir voyager et faire de nouveau régulièrement des concerts.

Jérémie : Comment êtes-vous arrivés à la musique au départ ?

Evan : Certains d’entre nous ont grandi dans des familles de musiciens, donc je pense que cet arrière-plan a toujours été là ; mais je suis sûre que chacun de nous a eu tôt ce moment où nous nous sommes vraiment rendu compte du pouvoir de la musique et de sa capacité à toucher les gens.  Seth m’a dit que ça lui est arrivé lors d’un concert de Copeland, il a été bouleversé par le mur de sonorités pendant le chant « Testing the Strong Ones». Pour ma part, je me souviens que mon frère passait « Hybrid Theory » de Linkin Park (Je sais, je sais, j’avais 10 ans) dans la voiture sur le chemin de l’école un jour, et j’ai été époustouflé par le niveau d’intensité et de colère, et j’ai pensé « tu peux vraiment faire ça avec de la musique ? », et plus concrètement, j’ai ressenti une connexion avec la musique que je n’avais jamais ressentie avant.

Jérémie : Quels conseils pourriez-vous donner à un jeune groupe Français qui voudrait percer ?

Evan : La raison pour laquelle Attalus est encore ensemble après de longues périodes de troubles et d’incertitude, c’est qu’on croit que notre musique peut être utilisée à des fins réellement bonnes. On veut utiliser notre musique pour véhiculer l’évangile du Christ et cet idéal nous a porté à des moments où on voulait juste faire nos valises et laisser tomber. Si on voulait juste avoir du succès, il y a longtemps  qu’on se serait séparés. Si vous voulez entreprendre quelque chose qui dure et qui est gratifiant, ça doit être une chose qui a du sens et dans laquelle vous croyez vraiment. L’industrie musicale est bizarre, tordue, pleine de méandres, où il y aura toujours quelqu’un qui essayera de prendre l’avantage et de se faire de l’argent rapide. Et c’est facile de se perdre dans cette fausse idée du succès que la société moderne a endoctriné en nous, alors mon conseil serait de ne pas se soucier par l’idée d’ « y arriver » mais plutôt de se focaliser sur la création de choses qui comptent pour vous, et dans lesquelles vous croyez vraiment. Honnêtement, un art réfléchi trouvera toujours son public.

Jérémie : Avez-vous besoin de prières sur des points spécifiques ?

Evan : Il y a des millions de personnes dans le monde qui ont faim, ont mal, ou sont perdues. S’il vous plait, priez que ces gens soient nourris, réconfortés, et le plus important, qu’ils soient trouvés. S’il vous arrive de penser à nous dans vos prières, priez pour qu’on exprime continuellement de la gentillesse, de l’humilité et de la douceur, et que tout ce que nous fassions soit fait dans l’amour.

 

 

 

En savoir plus ...attalus-into-the-seaInto The Sea est sorti le 2 juin 2015 sur le label Facedown Records. Allez lire notre chronique de l'album ici, écouter et éventuellement acheter l'album sur notre boutique.

Jérémie : Hi there, and thanks for accepting to do this interview. I absolutely loved the first three songs released so far, and have a few questions to ask you. Could you start by introducing yourself?

Evan : Thanks! My name is Evan, and I play guitar and sing backup in the band.

Jérémie : First of, could you start by telling us about the history of the band?

Evan :  Attalus was formed about 5 years ago, though our collaborative roots reach much further back. We all grew up in the same town in North Carolina, and most of the members had already crossed paths and played music together in some capacity, whether it was playing in high school/college bands or working on home recordings together. In the spring of 2010 we all happened to be back in our hometown after finishing college and/or traveling, with no real goals or vision for the future, so the timing just seemed right to have a go at something we had always wanted to do.

Jérémie : Where does your band's name comes from? Is there a specific meaning to it? Is it a reference to the general Attalus, or the son of Andromedes?

Evan :  Attalus is actually the name of a man who was one of the Martyrs of Lyon, a group of 50 or so Christians who were publicly humiliated, tortured, and eventually killed in the late 2nd Century AD, which was a time of much localized persecution of Christians. There's a story in which these people are led into an amphitheater and given the choice to either renounce their faith or be put to death, and Attalus was a person of distinction in the community who stayed true to his faith to the point of being burned to death on the "iron seat". We decided very early on as a band that we wanted everything we do to be intentional and meaningful, and taking on the name of such a courageous and admirably devoted person was one of the first steps we took in doing so.

Jérémie : How would you describe your new record, "Into The Sea"?

Evan :  I guess the simplest answer is that it's a concept album. There are some big recurring metaphors about Judgment, Death, and Hope, and a kind of allegorical narrative that flow through the album. Musically, there's a pretty wide range of dynamics, tones, textures and emotions employed to serve the concept, and I think in that way there's a cinematic quality to it as well. This album is meant to be one single cohesive work, rather than a collection of songs. There are some great songs on it that can stand on their own, but in my mind this is an album to be experienced as a whole, that is (hopefully) greater than the sum of its parts. It's a pretty long and sprawling journey, but we think it is a rewarding and encouraging one as well.

Jérémie : How could you describe your sound to someone who has never heard about you?

Evan :  We've always had trouble with this in the past, and had to get by on "Well we sound kind of like Thrice/Emery/Brand New" but recently a friend of mine came up with the term "Operatic Rock" which I really like, first because it describes the epic, melodramatic scope of what we're trying to do musically(there's actually an homage to a famous opera near the end of the album, see if you can find it!)and second because it makes me think of Seth dressed as a viking woman, breaking wine glasses with his voice.

Jérémie : How did the writing process go?

Evan :  The writing process for this album was a pretty long and often arduous journey. The idea for Into the Sea came from a couple songs that Seth and I played around with years before Attalus was even a band, combined with some songs off our first home-recorded EP, so we already knew what general direction we wanted to take the album, which was great to have given how long and involved the process would turn out to be. For the most part, all our songs started as lyrics that Seth wrote, and then he and I would sit down and construct chord progressions, melodies, and general arrangements before presenting them to the rest of the band. That revision stage with the whole band was where the songs really started taking on life, because we had a bunch of guys with really strong creative personalities and opinions, and we would each examine, twist, stretch, and dissect the songs in our own ways. Over the course of 2 or 3 years, each song went through countless revisions, some completely rewritten, and many of our practices were spent talking about the songs more than actually playing them.

Jérémie : What are the lyrics about?

Evan :  The lyrics are essentially a story revolving around a person's life in response to the gospel of Jesus. There are two distinct sides of the album, which we talked about as "pre-redemption" and "post-redemption," with the title track being the moment the narrator decides to give up his worldly life and follow Christ. Even though there's a loose story arc, we still draw on personal experience for much of the content, such as dealing with guilt in "Albatross," internal conflict in "Voices from the Shore," and joy in "Oh the Depths"

Jérémie : What song you prefer on it, and why?

Evan :  Man, this is almost impossible for me to choose. We've all poured so much time and energy into each song that they're all special to us in different ways, but at this moment in time I think we're all most excited about Death Be Not Proud. I had been wanting to do a huge, atmospheric, post-rock type song for a long time, and we finally got the chance with this one and I think it came out great. The pacing and crescendo of the song make for such a good payoff when we hit that major chord, I think it may be the most rewarding track to listen to on the album.

Jérémie : Who did you record the album with, and why him?

Evan :  We recorded this in two different places. We tracked drums and some guitars with our good friend Eric at Sonicboost Studios, and finished tracking guitars/vox/miscellaneous with Al at Warrior Sound in Carrboro NC. After that we took the record to be mixed by Mike Watts at VuDu Studios in Long Island, after hearing the work he did on Tides of Man's "Young and Courageous."

Jérémie : Being signed on Facedown Records, and reading the lyrics from "O the depths", there's an obvious spiritual pattern around your music. But do you follow any kinf of agenda, or are you more just christians in a band?

Evan :  When we first started out, there was an ongoing discussion about whether we should call ourselves a "Christian Band" because that's a term that holds so many negative connotations to us after growing up in the Bible Belt and experiencing the horrors of "Contemporary Christian Music." We already knew we wanted to make music that was personal, passionate, and meaningful, and that naturally meant that our faith would be part of it, so I think our "agenda" as a band is just a natural extension of our lives as Christians.

Jérémie : What are your main influences, both musically and humanly?

Evan :  Anything that is true, honorable, just, pure, or lovely.

Jérémie : What kind of relations do you have with your label, Facedown, by the way?

Evan :  We have never officially met any of the Facedown staff in person(yet) but have mainly dealt with everyone through email or phone. Everyone has been incredible so far, really responsive and very encouraging. Jason, the label owner, has been communicating with us while him and his wife are in Africa.

Jérémie : How did you ended up signing with them?

Evan :  Actually, they found us! We had been wrestling with how we wanted to release the album for a long time, as several talks with other labels had fallen through and we didn't have the money to self-release. We were losing momentum and starting to get pretty discouraged when Facedown got in touch with us, seemingly out of the blue. According to Jason, somebody (we think it was our old bassist-hi Amos!) sent him a message through Twitter with some demos of the album that we had released. Thankfully, they liked the stuff and reached out to help.

Jérémie : If you were not in the band, what would you be doing instead?

Evan :  Seth would be hosting a kids' TV show, Chris would be in a boy band, Joe would be a Final Fantasy character, and I would be selling fake watches on the street.

Jérémie : How is life on the road?

Evan :  We've actually been pretty dormant for the last year or so, as playing shows got put on the backburner so we could work on the album, leading a lot of local fans to believe we were calling it quits. Thankfully that's not the case, and now that the album is finished we are putting the wheels in motion to be able to travel and play shows regularly again.

Jérémie : How did you get into music in the first place?

Evan :  Some of us grew up in musical families, so I think that background and direction was always there, but I'm sure each of us had a moment early on, where we were really awakened to how powerful music can be in its ability to move people. Seth has told me a few times that he had this moment at a Copeland show, where he was overcome by the wall of sound during the song "Testing the Strong Ones." As for myself, I remember my big brother playing Linkin Park's Hybrid Theory(I know, I know. I was 10.) in the car on the way to school one day, and being blown away by how intense and angry everything was, and thinking "you can actually do this in music?" and most significantly, feeling a connection with music that I hadn't felt before.

Jérémie : What kind of advices would you give to a young French band that would like to make it?

Evan :  The reason Attalus is still together after some long periods of strife and uncertainty is that we believe our music can be used for something truly good. We want to use our music as a vehicle for the gospel of Christ and that ideal has carried us through some tough times where we wanted to just pack it in and give up. If we were only trying to hit it big, we would have disbanded long ago. If you want to do something that is lasting and rewarding, it's got to be something that is meaningful and that you really believe in. The music industry is a weird, twisted, maze, where somebody is always trying to take advantage or make a quick buck, and it's easy to get lost comparing yourself to this false idea of "success" that modern society has indoctrinated us with, so my advice would be to not worry about "making it," and instead focus on creating something that you care about and truly believe in. Honest, thoughtful art will always find an audience.

Jérémie : Would you have any particular prayer requests?

Evan :  There are millions of people in the world who are hungry, hurting, or lost. Please pray that these people would be fed, comforted, and most importantly, Found. If you happen to think of us in your prayers, pray that we would continually put on kindness, humility, and meekness, and that all that we do would be done in love.

Jérémie : It's your chance to say something you haven't been asked but really wanted to say.

Evan : Thank you so much!

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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Créé en 2007, Beehave est un webzine de rock / métal dont le but est de promouvoir des artistes chrétiens.

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