As I Lay Dying - 25 Mars 2008 - Le Trabendo

Quand un groupe de l'envergure d'As I Lay Dying vient en France, on peut s'attendre à un déplacement de foule conséquent, et qu'ils soient accueillis dans une enceinte digne de leur statut. C'est tout ainsi que je me réjouissais à l'idée de les voir se produire sur la scène du Trabendo, situé dans le parc de la Villette à Paris ... que j'ai confondu avec le Zénith et ses presque 6000 places. Qu'à celà ne tienne, le plaisir fut au rendez-vous.

Flyer du concert AILD - Trabendo - 25 Mars 2008Pourtant, à mon entrée dans la salle, ce fut le choc. Le Trabendo ne contient que 700 places ... mais cela s'avéra plus que suffisant, la salle étant remplie aux deux tiers. Et encore, c'était au moment ou As I Lay Dying était sur scène. Car avant, on se serait cru sur le périf à 3h du mat.

Commençons par le commencement du spectacle, et cela m'oblige à parler des premières parties. La première, au nom tellement obscur que je l'ai oublié, était déjà partie (haha) au moment où Rob et moi sommes entrés dans la salle. Nous n'étions de toutes façons pas intéressés de les voir se produire, tout comme nous n'avions pas l'intention d'assister à la performance des suivants à entrer sur scène, j'ai nommé Nearia. Ces natifs d'Allemagne ont produit un condensé de tout ce qui peut rendre un groupe de métalcore/death metal générique : riffs basiques, basse inexistante et absence de mélodie sur la plupart des chants. Le groupe peut pourtant se targuer d'avoir un très bon batteur et un chanteur qui, sans avoir une voix merveilleuse, est efficace, et qui possède également de l'énergie à revendre. A leur décharge, et comme c'est le cas dans ce genre de situations, le peu de monde dans la fosse ainsi que l'envie de voir rapidement la tête d'affiche prend le pas sur l'instant présent. Et pourtant le public présent a dans l'ensemble apprécié leur performance, et les headbangers de tout poil ont pu ainsi s'échauffer en toute liberté, bien encouragés par le groupe.

Quoi qu'il en soit, tout ce temps nous a permis de reconnaitre les lieux et de trouver les meilleurs spots pour prendre nos photos tout en appréciant le concert à venir.

A la fin du set de Nearia, le traditionnel remplacement des instruments et l'installation du décor s'est mis en place. En général, l'étape prend 15/20 minutes, sound check compris. Et pourtant, 35' après le départ des allemands, toujours pas la moindre trace d'As I Lay Dying. Les réglages ont semblés prendre une éternité, chaque technicien s'affairant autour des amplis, des pédales, de la basse et surtout de la batterie qui a été lustrée, nettoyée, astiquée, contrôlée, bichonnée, essayée.

Ce laps de temps considérablement long a permis au public de s'amasser dans la salle et de faire monter la pression. L'impatience et l'excitation semblaient gagner la foule (si on peut appeler une bande de 400 personnes ainsi), et finalement, après plus de trois quart d'heures d'attente, les lumières se sont éteintes ... et que le spectacle commence !

Et c'est fort logiquement avec Separation qu'As I Lay Dying a débuté son show. Pendant que la salle était encore plongée dans une obscurité toute relative en raison des spots rouges et de la fumée lancée sur la scène, les musiciens ont joué ce morceau d'introduction leur permettant de rentrer doucement sur scène, et de déclencher l'hystérie collective du public dès le début de Nothing Left. Seul manquait à l'appel Tim Lambesis, qui se permit le luxe d'arriver après tous ses compères à l'aide d'un hurlement bien maitrisé, et dégoulinant d'eau. La sueur n'allait pas tarder à la remplacer.

Le public est aux anges et saute de partout. Il est à noter qu'au Trabendo, il n'y a pas de sécurité comme c'est le cas dans des plus grandes salles. Il n'y a pas de consignes de sécurité non plus pour empêcher les "stagedivers" de s'adonner à leur sport favori. Il n'est pas interdit non plus de monter sur la scène et de chanter un bout de refrain avec le chanteur ... Finalement, heureusement qu'il n'y avait que 400 âmes dans la salle, la scène aurait vite été plus peuplée que la fosse.
Au début du show d'ailleurs, placé entre la scène et la rambarde de sécurité pour prendre mes photos, je me suis même pris plusieurs coups de pied lors de saut - ou d'atterrissages - mal maitrisés. Visiblement aucune victime n'a été déplorée, malgré des backflips assez osé terminant parfois leur course par terre.

Mais le public ne s'est pas contenté d'assister, il a également donné de la voix, et il était facile de constater qu'il s'agissait d'un public de connaisseurs. Quand le groupe introduisait le chant suivant, dès l'entente du titre, la frénésie gagnait - au moins - la fosse. J'imagine que le groupe aura apprécié !

Dans sa performance, As I Lay Dying a été brillant. Rien que de vouloir les comparer à leur première partie risquerait d'être dévalorisant, tant la maitrise collective qu'ils ont dégagée était supérieure. Et ce, malgré quelques couacs notables.

Peut-être certains ignorent que les parties chantées sont l'œuvre du bassiste intérimaire et membre non officiel du groupe. Quoi qu'il en soit, il avait quelques difficultés à chanter juste. Peut-être ses retours n'étaient pas assez forts. Et Nick Hippa a raté une note à la fin du solo de Sound Of Truth, ce qui a eu pour conséquence de déclencher un grand rire entre lui et Tim ! Mais tout ça, c'est la magie d'un concert. Je préfère largement ce genre de péripéties à un groupe super carré se contentant de jouer son spectacle sans s'intéresser au public ...

A ce propos, parlons un peu de la performance du chanteur. Quelle énergie ! J'ai eu énormément de mal à le prendre en photo, tant il lui était impossible de rester immobile. Il sautait partout, bougeant d'un côté à l'autre de la scène. Et vocalement très très solide. Et contrairement au bassiste, lui a l'habitude de se produire sur scène.

Avec Rob, nous étions satisfaits de notre soirée. Un bon concert, bonne interactivité avec le public, il nous semblait qu'As I Lay Dying avait produit un bon spectacle. Leur manager nous confia pourtant qu'il était déçu de la prestation de ses poulains ... sans pourtant nous en donner la raison. On est toujours plus exigeants avec les siens ...

Informations sur le concertLieu : Le Trabendo, Paris
Date : 25 Mars 2008
Artiste : As I Lay Dying

Setlist :
  • Separation
  • Nothing Left
  • Forever
  • Through Struggle
  • Within Destruction
  • Forsaken
  • The Darkest Nights
  • Distance Is Darkness
  • Meaning In Tragedy
  • An Ocean Between Us
  • I Never Wanted
  • Comfort Betrays
  • Sound Of Truth
  • Departed
  • 94 Hours
  • Confined

Sites :
Site Officiel - Myspace

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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