August Burns Red - 30 Octobre 2008 @ La Boule Noire

Six mois après leur premier passage en France, le groupe  de métalcore  américain était de retour sur notre territoire. L’occasion  pour tous ceux qui les avaient loupés au batofar en début d’année  de se rattraper ce 30 novembre 2008 à La Boule Noire

augustburnsred_laboulenoire_30102008.jpgPlus grande scène, moins de premières parties et en position de tête d’affiche, voici en quelques mots les différences entre ces deux passages, juste témoignage de l’évolution de leur notoriété. Les parisiens d’Admiral Arms sont les seuls rescapés de la péniche et leur set de 40 minutes servira d’échauffement pour tous les mosheurs réunis ce soir.

A peine le temps d’interviewer JB et Dustin dans les loges, de saluer Jake et de retourner dans la salle qu’on se rend compte que la première partie est terminée. Difficile dans ces conditions de juger leur prestation, chose que je m’abstiendrai donc de faire, en consacrant la suite de cette article sur August Burns Red.

Pour un groupe de cette envergure, l’entrée sur scène se doit d’être magistrale. Maîtres en la matière, ils nous avaient gratifiés d’un moment intime au Batofar en priant autour de la batterie, ce qui avait créé une atmosphère respectueuse, calme et plaçant les gens dans l'expectative. Rien de tout cela cette fois-ci, la prière s’est déroulée en coulisse et c’est avec la musique de Bob Sinclar que le groupe a fait son intro. Leur tour manager s’éclate comme un fou avec les lumières et le public est en délire, tape des mains, crie à tue-tête, ambiance boite de nuit garantie. Puis, doucement, on peut distinguer le groupe monter sur scène, chacun attrape son instrument, et les choses sérieuses vont pouvoir commencer …

L’histoire ne dit pas si quelqu’un a un jour arrêté la bande son d’introduction où si cette dernière s’est éteinte d’elle-même par respect, mais les premières notes de Composure ont fait disparaître dans l’oubli cette techno qui n’avait plus sa place. Les mosheurs se sont littéralement déchainés, circle pits et autres danses hardcore se sont alternés pour montrer au groupe que la France pouvait répondre présente niveau public. Et en entendant la foule reprendre en cœur sur certains refrains, Jake et sa bande ont pu avoir confirmation que leur popularité était, comme leur talent, sur la pente ascendante par chez nous.

Concernant la setlist, le groupe a décidé cette fois de jouer la carte de l’équité entre ses deux derniers albums, Messengers et Thrill Seeker. A Composure, Truth Of A Liar et An American Dream se sont succédés des titres du premier album comme Endorphins, Your Little Suburbia Is In Ruins ou encore Speech Impediment. Connaissant mieux le dernier album j’ai réellement pris mon pied avec les chants de ce dernier, mais le public n’en avait que faire et prenait tout ce que le groupe voulait bien lui offrir avec délectation.

Quoique légèrement inférieur à celui du Batofar, le son était encore génial et August Burns Red reste le seul groupe de métalcore que je peux écouter sans bouchon d’oreille, sans être victime par la suite d’acouphènes ou autres sifflements. Pourtant le niveau sonore était élevé, mais la précision avec laquelle chaque musicien joue de son instrument est parfaite pour éviter tout maëlstrom désagréable. Evidemment, la technicité des jeux de guitares tout en riff empêche JB et Brent de trop bouger sur scène (JB reste quasiment immobile quand il joue), alors ce sont Jake et Dustin qui s’occupent de l’animation. Des littres de sueurs se déversent alors sur la scène, et sur les premiers rangs.

La dernière partie du show vit le retour des chants de Messengers en commençant par un Up Against The Ropes qui sera le prétexte d’un wall of death mémorable. C’est d’ailleurs à ce moment qu’on a perdu Guillaume pour la deuxième fois de la soirée, pour le retrouver sur la scène à headbanger comme un ouf devant le batteur, avant de sauter dans la foule pour une petite séance de crowd surfing. On approchait alors de 11h du soir et c’était judicieusement au tour de The Eleventh Hour d’être chanté, suivi du très attendu Back Burner aussi efficace en vidéo qu’en concert et qui déclencha l'apocalypse dans la foule : « Convictionnnnnnnnnnnnnnns to the back burner !!!!!!!!!!!! ». La fin du show arrivait à grands pas et Seventh Trumpet vint clôturer le spectacle, comme il marque la fin de Thrill Seeker. Une bien belle façon de terminer un concert de ce genre !

Pas de rappel mais le plein d’émotions. A la prochaine !

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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