Christmas Rock Night 2009

Les obstacles pouvant se dresser sur une route toute tracée à l'avance son nombreux, mais ni la pluie, ni les embouteillages, ni les accidents survenus à d'autres véhicules n'ont pu nous empêcher de nous rendre à Ennepetal, où se déroulait l'édition 2009 du Christmas Rock Night, l'évènement musical incontournable de chaque fin d'année.

Bien que nous ayons eu les deux heures de retard habituelles et inhérentes à tout déplacement de cette envergure, nous sommes reconnaissants que Dieu nous ait permis de nous rendre sain et sauf à ce festival. Non seulement nous en avons pris plein les oreilles, mais avons également rempli nos appareils photos et autres enregistreurs d'interviews.

UNE FORMULE BIEN RODEE
Existe-il actuellement un autre festival permettant de rencontrer autant de monde, de voir autant de concerts et garantissant une telle proximité avec les artistes permettant de longs échanges avec eux ? Il existe bien le Flevo Festival, mais pour nous pauvres Français, l'Allemagne est bien plus proche que la Hollande.

Et nous voici à Haus-Ennepetal, la salle municipale servant d'école maternelle et de lieu de spectacle. Le premier groupe que nous apercevons est Since October. Les années précédentes nous avaient permis de vivre des entrées en matière plus énergiques, le métal générique fortement inspiré de POD proposé par le groupe n'étant pas des plus emballants, mais peut-être n'avons-nous pas donné sa chance aux américains. Qu'importe, et après un intermède nous permettant de faire une interview avec Haste The Day, nous retournons sur la scène principale pour assister à la performance de HB, qui est dans la droite lignée de ce qu'ils ont fait un mois auparavant au Solid Festival. Avec tous les festivals qu'ils font (ils sont au lineup de presque tous les évènements chrétiens en Europe cette année), il serait bon qu'ils travaillent un peu leur performance scénique, mais d'autres pourront rétorquer que c'est nordique, donc c'est froid.

Qu'à cela ne tienne, Flatfoot 56 a balayé la neige et à redonné ses lettres de noblesse à l'Ecosse et au punk avec un mix de titres de son dernier album (Jungle of the Midwest Sea) et de son prochain opus qui sortira en mars. Le kilt était de sortie également dans le public mais l'accessoire n'était certainement pas indispensable pour apprécier leur show, tout au plus permettait-il de moins souffrir de la chaleur dans la fosse. Difficile de suivre un tel groupe mais Fireflight n'est pas le premier venu, et a enchainé ses titres les plus connus avec élan et panache. Et suis-je le seul a avoir cru voir Marilyn Monroe ressuscitée ? Quoi qu'il en soit le look blond de la chanteuse nous a beaucoup surpris, mais tant qu'elle chante bien, on ne va pas se plaindre.

La soirée ne s'arrêtait pas la et Haste The Day venait capitaliser sur son apparition une année auparavant pour se mettre le public dans la poche. Il ne fallu pas attendre bien longtemps avant que l'énergie restant dans la foule se libère avec fracas mais pourtant ce ne fut rien comparé au coup de cœur de la rédaction pour ce festival, à savoir une petite famille issue du Minnesota, j'ai nommé le groupe Children 18:3. Mazette, si le plaisir de jouer avait un nom, il vient d'être rebaptisé. Propice à une ambiance plus intime, la fratrie a su donner le meilleur d'elle même. Ces musiciens totalement déjantés n'ont pas besoin uniquement de leurs instruments pour être créatif ! L'apparence est très travaillée : du maquillage très grunge de la chanteuse au maquillage très coulant et délavé de David, le chanteur guitariste. Le batteur a choisi d'être naturel ... probablement pour ne pas faire d'ombre à ses gros bras musclés ! Mais le spectacle ne s'arrête pas là ... Tous une gamme de timbre de voix : chantée, crié, hurlé, et des mouvements dans tous les sens, pour donner vraiment cet aspect déjanté : guitare sur la tête, sauts à droite et à gauche, sur le mur, et même perché sur l'armature des spots ou sur une baffle ! On n'attend pas la folie scénique de The Chariot mais vraiment ce punk rock la sent bon la fraicheur de vivre.

MAIS SUR LE DECLIN
Le samedi reprend sur des bases plus douces, mais c'est un trompe l'œil. Et bien que le rock indie de Abandon soit bien plus agréable sur scène qu'en CD où l'omniprésence du synthé sur certaines compos est regrettable, le reste de l'après-midi sera propice au défoulement et, pour certain(e)s, aux bleus. Car immédiatement après la performance de Abandon sur la scène principale nous avons retrouvé Children 18:3 qui à notre grande surprise a autant assuré sur cette grande scène que la veille dans un espace plus confiné. Mais du coup, alors que nous attendions avec impatience de voir ce que donnait Maylene & The Sons Of Disaster, leur show est paru bien fade, en comparaison. Peut-être le fait que Dallas Taylor ait été remplacé par Schuylar Croom, le chanteur au style bien efféminé de He Is Legend, est un début d'explication ? Toujours est-il qu'il a fallu attendre l'arrivée de Showbread pour que la foule se déchaine pour de bon. Quel show ! Les membres bougeaient comme des fous et avec leurs chemises officielles, cela donnait encore plus. Josh Dies était intenable et même le sol ne semblait pas l'arrêter.

Pour toi qui lis ces lignes, nous avons abandonné temporairement Showbread pour interviewer Children 18:3 avant de retrouver les premiers nommés pour 30 minutes d'interview aussi sympathique que spirituelle. Pendant ce temps se sont produits à tour de rôle The Letter Black dont la performance était bien plus professionnelle que celles qui nous avaient été présentées l'année dernière, avec une amélioration des plus notables au niveau de la voix qui m'a littéralement bluffée au niveau des screams encore plus violents que ceux de Lacey Mosley (Flyleaf) ! Après avoir salué Trévor de Thousand Foot Krutch qui se produisait quelques instants plus tard, ce fut le moment pour nous d'aller voir Arson sur la scène secondaire avant d'assister au témoignage poignant de Seventh Day Slumber et à l'appel que le chanteur a fait. Moment très poignant dans lequel la présence de Dieu s'est faite sentir.

Le festival s'est terminé pour nous avec le deuxième concert de Flatfoot 56 sur la scène secondaire suivi d'une autre interview avec les originaires de Chicago. Pendant ce temps sur la scène principale se produisait Disciple, et aux dires de certains cela était leur meilleure performance qu'ils aient fait depuis 2006.

PAR MANQUE DE RENOUVELLEMENT
Mais les chiffres ne mentent pas : la fréquentation était en nette baisse cette année. C'est bien simple, à part le samedi soir où la salle principale affichait comble, il n'y avait en général pas de gros problème pour se faufiler sur le devant de la scène. Conséquence de la crise économique ? Concurrence des nombreux festivals environnants ? Problèmes de communication et de marketing ? Peut-être un peu de tout ça. Ou, peut-être que la raison se trouve dans un manque de turn-over dans les groupes présents. C'était la sixième fois de suite que Disciple était présent, Fireflight vient depuis quatre années, quand à la majorité des autres grands groupes américains, ils sont tous venus au moins deux fois lors de ces quatre dernières années. Bien qu'il soit important de familiariser les groupes avec le public, peut-être qu'il serait bon d'inclure plus de nouvelles têtes lors de la prochaine année, qui verra le festival souffler ses 30 bougies.


Informations complémentaires :
Haste The Day [PHOTOS] [INTERVIEW - BIENTÔT]
Abandon [PHOTOS]
HB [PHOTOS]
Flatfoot 56 [PHOTOS] [INTERVIEW - BIENTÔT]
Since October [PHOTOS]
Showbread [INTERVIEW - BIENTÔT]
Children 18:3 [INTERVIEW - BIENTÔT]

crn

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Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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