B4 Xmas 2009

Clôturant traditionnellement l'année musicale, du moins du côté des festivals, la B4 X-mas édition 2009 n'avait jusqu'à présent pas réussi à m'attirer dans cette partie de la Suisse, en raison d'une grande fatigue inhérente à une année plus que chargée. Pour autant, l'énorme line-up qu'à réussi à rassembler l'équipe d'Eternel.ch à eu raison de mon envie de repos et des intempéries pour rejoindre la Case à Choc de Neuchâtel, Project 86 et Betraying The Martyrs.

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Ecoutant encore une fois ce décidemment très facétieux GPS qui nous aura fait passer par Champagnole pour rejoindre Métabief, passant au passage par des cols et autres routes peu déneigées ou se suivaient des hordes d'automobilistes paniqués, c'est miraculeusement juste à l'heure que nous sommes arrivés ce 19 décembre à Neuchâtel.

Après avoir rencontré différents membres d'Eternel.ch que je salue au passage, place au premier concert de la soirée. Pour un festival en Suisse, quelle meilleure idée que de faire débuter les hostilités par un groupe Suisse ? Et c'est donc Escape From Sickness, tout droit venu de la partie alémanique du pays de l'Ovomaltine qui lance son set devant un public encore peu garni. Le groupe jouera il me semble l'intégralité de son EP Wounds Become Stars sorti en juin dernier dans le désordre, en plaçant sa très belle intro en milieu de set, afin de permettre au public et aux musiciens de se reposer. Comme sur l'album, le chanteur donne l'impression de manquer de coffre mais compense par une belle dépense d'énergie lui permettant de communier avec le public, allant jusqu'à passer le micro sur certains refrains. Le reste du groupe montre quelques signes de jeunesse en manquant de mouvement, mais pour une mise en bouche, elle est réussie.

La Case à Choc disposant de deux salles, dès qu'un concert finissait sur une scène, l'autre enchainait aussitôt. Et dans la Queens Kong Club, nom donné à la salle annexe, ce fut au tour de Gaby de nous proposer un programme complètement différent. Pour ceux qui ne le connaissent pas, on pourrait le présenter comme le Renaud chrétien (et Suisse). C'est sûr qu'il a pris des années depuis ses débuts et ne ressemble plus aux photos juvéniles qu'on peut trouver sur ses premiers 45 tours, mais il est toujours la, guitare à la main, et a fait le métier. Le temps d'apprécier le spectacle et une boisson fraiche (grâce à la conso comprise dans le prix de l'entrée), le moment était venu d'enfin rencontrer les membres de Betraying The Martyrs pour une interview vérité (à lire bientôt). Pendant ce temps le les Allemands de Descend To Rise étaient en train d'occuper le terrain et le public de la salle principale, qui s'était un peu plus remplie, mais qui laissait toujours un espace vide de deux ou trois mètres entre la scène et eux, espace régulièrement occupé par des mosheurs aussi gênants que dangereux. Le mosh c'est bien, mais pas quand ça dure 2 heures et que le public ne peut s'amasser dans la fosse pour bien apprécier le show. De Descend To Rise, n'ayant vu qu'un chant et demi, je ne peux dire grand chose, à part que je m'attendais à quelque chose de bien plus pêchu.

Un groupe d'électro pop étant sur le point de se produire dans la deuxième salle, le temps était plutôt venu de se sustenter avec un bon sandwich acheté au resto du coin. Histoire d'être en forme pour ce qui devait être le clou du spectacle pour moi : Project 86 ! Il n'était pas loin de 23h, et la fatigue commençait à sérieusement me gagner. Quand P86 déboula sur scène, j'ai alors réalisé que je n'étais pas le seul à avoir envie de rejoindre Morphée : le chanteur Andrew était victime du décalage horaire et avait du mal à satisfaire un public difficile et toujours épars. Les meilleurs titres firent mouche en provoquant de bonnes parties de pogo et de circle pits dans la foule mais le plus gros problème de la performance de P86 fut le son de la salle : entendre le chant était aussi ardu que de jouer de la guitare avec des moufles, et cela a forcément eu un impact sur l'appréciation du public. Pour une première sur le sol helvète, tout le monde - groupe compris - espérait mieux.

Une chose reste certaine dans cette salle : elle reçoit la visite régulière d'un petit groupe qui déménage tout sur son passage : The Stand ! Dans un QKC plein à craquer, les romands ont confirmé le théorème selon lequel plus une salle est petite, meilleure est l'acoustique, et plus réceptif est le public. Déguisés en touristes allemands, les membres du groupe emmenés par un Seb déchainé au micro ont rendus fiers les pères du hardcore ce soir la. Une bonne dizaine de titres ont été joués, dont l'intégralité de l'EP You Know Your Name ainsi qu'une reprise de Comeback Kid qui mit tout le monde d'accord dans la fosse, aussi petite soit-elle dans cette salle de 30m².

Avec autant d'émotion, j'étais curieux de voir comment allait se dérouler le show de BTM. Tant de choses ont été dites et écrites au sujet des parisiens que les attentes étaient grandes, qu'elles soient pour confirmer les dires que pour apporter un éclairage nouveau. Je ne pense pas me tromper en écrivant que tout le monde a pris une claque en observant - que dire, en admirant - la performance scénique d'Eddie (chant), Victor (clavier & chant clair) et de leurs comparses. Leur comportement était proche de la perfection, et c'est en regardant des groupes comme ça que l'expérience de la scène prend tout son sens. Ca bouge, tout le monde ensemble et en rythme, ça en jette plein les yeux, et bien sûr plein les oreilles. Musicalement, on aime ou on n’aime pas, le deathcore n'étant pas ce qu'il y a de plus accessible comme musique, mais parfois le visuel prend le dessus et dicte sa loi au département sonore. En propulsant BTM comme tête d'affiche peu de temps avant le début du festival, il est clair que les organisateurs ont eu le nez creux !

Et c'est ainsi que - pour moi du moins, d'autres allant danser au QKC avec deux DJs - s'est achevée cette édition 2009, qui fut riche en attentes et en satisfaction !

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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