As I Lay Dying & Alice Cooper - Hellfest (2010)

As I Lay Dying (metalcore US) ainsi qu'Alice Cooper (rock - hard rock US) étaient présents lors de l'édition 2010 du Hellfest. Deux des reporters de Beehave (Valentin et Clément) étaient sur les lieux des festivités et nous racontent celles-ci.
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VU PAR VALENTIN
Il y a longtemps que je voulais voir As I Lay Dying en concert. Ce n'est pas la première fois qu'ils viennent en France mais à chaque fois je les ai manqués. Plusieurs m'ont dit c'est super en concert, très impressionnant,...
Me voici donc ce samedi dans la plus petite tente du Hellfest, la Terrorizer, qui peut tout de même accueillir un nombre de personnes conséquent. Présent un peu en avance, je me retrouve au 3ème rang, et je peux assister au check sound du groupe, fait par l'équipe technique qui suit le groupe en tournée. Les techniciens règlent la grosse caisse un peu trop fort, et je crains pour la qualité du son durant le concert.
L'heure de la sentence a sonné et une masse de personnes remplit la tente, près à en découdre. Petite musique en intro, et voilà les musiciens qui arrivent, dans le public sa crie, applaudie. Je sens la joie m'envahir.
Le groupe démarre très fort avec 94 Hours, tous les membres headbang, Tim pratiquement entre chaque phrase.
Fin du premier titre, Tim nous déclare "Thank you very much, we are As I Lay Dying". Une belle manière de commencer : d'abord on joue un morceau, histoire d'en mettre plein les oreilles, et ensuite on se présente.
Tous les membres ont la bougeotte, ça headbang à tout va, le bassiste, seul membre avec des cheveux courts se ballade de droite à gauche de la scène et reviens derrière son micros pour ses parties de chants clairs. On a droit à plusieurs solos de guitares par Nick et Phil. Vraiment ce groupe n'a rien à envier aux plus grands, le spectacle sur scène est là et la musique d'excellente qualité. Côté public, on sent qu'il a envie de bouger, mosh, slam, circle pit, headbang, saut, tout est là. Les gens chantent avec Josh, "is this your salvation ?" sur An Ocean Between Us, où d'autres parties de chant clair. Le groupe est connu mais pas autant que les têtes d'affiche. Je suis vraiment impressionné par Jordan qui fait des tourniquets tout en jouant, même si je le savait déjà, c'est toujours une performance. Leur setlist est équilibrée, ils nous présentent le nouvel album, et nous jouent des morceaux des anciens. Le groupe nous laissera sur une claque avec Nothing Left. Énorme !

VU PAR CLEMENT
J'arrive moi aussi assez tôt dans la Terrorizer, ayant lâché Slash et ses solos mirobolants quelques secondes auparavant, seul sous le soleil clissonnais, face à quelques milliers de personnes, pour m'approcher le plus possible de la scène et ainsi pouvoir prendre des clichés pendant le set d'As Y Lay Dying.
Les bandes sons d'introduction s'égrènent les unes après les autres, et l'on se demande toujours laquelle introduira enfin les californiens de San Diego. Pendant ce temps de latence, les techniciens se relaient sur scène, vérifiant tout, faisant quelques soundchecks à droite à gauche, réglant les derniers détails autour de la batterie. Je tique un peu quand, alors que je trouvais le kick de la grosse caisse déjà suffisamment fort, le technicien du son, pourtant assez habitué des salles nantaises, remonte le volume au double, voire au triple. Mes tympans ont déjà été rudement éprouvés par les prestations exemplaires des prédécesseurs du métalcore d'As Y Lay Dying, j'ai nommé 36 Crazyfists et Unearth, ou encore Airbourne et ses envolées acrobatiques très sonorisées (le chanteur étant monté, à la moitié du set, sur la structure d'une vingtaine de mètres qui compose la Mainstage pour exécuter sans sécurité aucune à cette faramineuse hauteur un solo endiablé !), les lourds essais du roadie ne sont pas pour me rassurer. Depuis le début de la journée déjà, j'estime le son de la Terrorizer très mal géré : tout est beaucoup trop fort, et plus particulièrement la batterie qui recouvre tout, détruit l'homogénéité du son et explose les oreilles. Une vraie sulfateuse.
Et le silence se fait. D'énormes fracas résonnent dans la salle, des sons très graves que l'on retrouve sur l'album The Powerless Rise, et puis finalement, les musiciens font leur entrée, sourire aux lèvres, suivis par le chanteur. En un instant la sauce semble prendre, mais pas pour moi.
L'appareil n'est déjà pas génial, mais en plus les voisins sautent dans tous les sens, la visibilité est mauvaise, et surtout... Le groupe bouge tout le temps, dans tous les sens ! Autre ombre au tableau, cela dit apparemment très personnelle, et qui m'aura réellement gâché mon concert, et finalement une bonne partie de la journée : le son est décidément trop fort. Dans ces cas là, les boules quiès, mal adaptées, ne laissent entendre que des sons graves et à l'audibilité limitée. Quant à l'option "oreilles à nu", je ne le supporte rapidement plus. Impossible de se mettre dans l'ambiance, chaque kick de batterie me retourne les tripes et les oreilles, et si l'homme aux grandes moustaches à le malheur de partir en double, je n'entends même plus les guitares, que je trouve déjà criardes au départ. Finalement, je préférais largement Unearth et 36 Crazyfists qui au moins s'entendaient un petit peu... J'abandonne rapidement l'option photos pour me concentrer sur le show et rentrer un peu plus dans l'ambiance, mais la fatigue et les déceptions de la journée (aucun concert complet, une profusion abrutissante de Hard Rock qui m'énervent radicalement, Sworn Enemy ratés, etc.) ajoutés au son monumentalement trop fort me remisent même au fond du chapiteau, abandonnant la fosse brûlante. Je me surprends même à attendre la fin avec impatience. Quand elle arrive, un peu de silence me soulage. Il faudra le set écourté mais ultra efficace d'Agnostic Front, deux ou trois heures plus tard, pour rattraper l'humeur perdue de la journée : en 25 minutes de tubes de pur Hardcore Oldschool de New York, avec à la clé de la bière qui vole dans tous les sens, entre les pieds et les mains des coreux, face à un Roger Miret déchaîné, le groupe parvient à créer une ambiance absolument incroyable où tous les fans de Hardcore se regardent hallucinés avec des yeux qui brillent de bonheur. Le public se met même à chanter sur la fin !
Pourtant j'ai un avis de merde : pour As Y Lay Dying, la moitié de la tente n'a pas arrêté d'headbanger et pogoter pendant tout le set, les circle pits faisaient de nombreuses victimes, quant au groupe, au jeux de lumières, à la prestation scénique en elle-même, et apparemment à la qualité de leur musique, il n'y a rien à redire. Le chanteur menait la danse en sautant d'un coin à un autre, et même le brutaliseur de futs semblait s'agiter derrière sa sulfateuse comme un fou furieux. Déjà très remarqués en 2006 lors de leur premier passage au Hellfest, As Y Lay Dying a encore frappé très fort, si j'en crois les commentaires généraux, et ils ont convaincu ! tout le monde. Un des meilleurs sets de la journée, d'après certains. Ces chrétiens bruyants font bien parler d'eux : pas mal de mes potes sont venus aujourd'hui principalement pour eux, et le concert si puissant par sa qualité et sa violence aura mis tout le monde d'accord ! Sauf mes oreilles...

Informations complémentaires : As I Lay Dying
le samedi 19 juin 2010
au Hellfest 2010 : Terrorizer Tent

Setlist :
1. 94 Hours
2. An Ocean Between us
3. Through Struggle
4. Beyond Our Suffering
5. The Sound Of The Truth
6. Within Destruction
7. Vacancy
8. Condamned
9. Confined
10. Nothing Left


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VU PAR CLEMENT

Minuit, l’heure du crime. La nuit enrobe de ses ombres chaque recoin de l’édition 2010 du festival Hellfest, plongeant la petite ville isolée de Clisson dans une atmosphère glauque et inquiétante. La pénombre règne alors en maître, se faisant le voile discret des plus inavouables forfaits. On distingue à peine les formes et les visages, cachés par d’épaisses tonsures grasses, des cliquètements métalliques viennent ça-et-là grincer dans les oreilles, tandis que des rires ténébreux s’arrachent à des gorges caverneuses. Le sang se glace, les sourires se tordent, et l’on sent monter des recoins dérobés à nos regards inquiets d’étranges grondements gutturaux. Comme une actrice dans son théâtre, la Mort semble avoir pris son rôle. Alors que résonnent encore, dans l’immensité céleste dépourvue d’étoiles, les notes torturées de My Dying Bride et Immortal, personne des quelques milliers de festivaliers tout de sombre vêtus ne s’attend au drame terrible qui s’apprête à se dérouler sur la Mainstage 1.  Retour sur les faits : Depuis quelques dizaines de minutes en effet, quelques centaines de témoins par hasard réunis devant la scène on entendu s’élever du fin fond de l’édifice d’étranges cris implorants, des sons stridents ont également commencés à se faire entendre parmi les formes encore cachées d’un énorme set de batterie sur estrade, d’une  bonne dizaine d’amplis et de cinq larges tentures rougeoyantes à l’allure incertaine qui semblent avoir une signification mystérieuse. Par endroits, comme des éclairs fendant un ciel orageux, de brûlants éclats de projecteurs aux couleurs bariolées viennent s’écraser contre les curieuses installations de la scène. La fumée, omniprésente, achève de placer le décor dans un flou énigmatique où semblent se mouvoir des êtres indiscernables… Comme une trainée de poudre, les dépositions des premiers témoins ruissèlent d’une oreille à l’autre, et en un rien de temps, des milliers de paires d’yeux fixent, d’un regard scrutateur mais inquiet, les agitations de la Mainstage 1, en quête d’explications aux bruits suspects.
Il n’en faut pas beaucoup plus pour motiver les deux enquêteurs de Beehave à se rendre rapidement sur les lieux afin de démêler au plus vite les sombres nœuds de cette histoire, au seuil de son déroulement dramatique. Nous pénétrons la masse resserrée de métalleux qui s’amassent devant la Mainstage 1, afin de nous rapprocher au plus près pour mieux voir. C’est alors que, sur scène, déboule d’on ne sait quel recoin un individu des plus suspects. Presque terrifiant, son visage grimé de trainées noirâtres et enfoncé de deux yeux noirs  traduit sa démence, léché par une crinière sombre qui vient manger son sourire torturé à mesure qu’il s’approche d’un pas saccadé vers le bord de la scène. Aussitôt, derrière lui, une ribambelle d’hommes de main investit l’endroit par effraction, armés de guitares et de baguettes. Des bourreaux encapuchonnés et d’inquiétantes goules suivent et courent en tout sens sur scène tandis que leur chef est entouré d’un large halo de lumière faisant apparaître ses vêtements noirs bardés de chaînes. Dans le même temps, les grandes tentures font apparaître leur message, resplendissant comme des flammes dans la nuit, un prénom, celui d’ALICE
En un instant, la bande ouvre le feu et crache des décibels avec la première partie de School’s Out qui éclate dans la nuit clissonaise comme une bombe. Rapidement, nous comprenons tous que nous sommes dans l’embuscade du Theater Of Death du terrible psychopathe Alice Cooper et sa troupe de forcenés. C’est parti pour une heure de crimes déjantés, d’explosions de riffs mitraillés par les guitaristes survoltés, de morbides et sanglants assassinats, de pompeuses exécutions et de coups donnés en tout sens par le batteur surélevé de la Bête de scène. Impuissants, nous assistons tous aux méfaits du personnage qui a tôt fait de nous éjecter plusieurs grands tubes dans les oreilles, notamment No More M. Nice Guy et I’m Eighteen !
Alice court partout sur la scène (de crime), doué d’une énergie impressionnante. Au bout de trois chansons, le psychopathe se saisit de son pied de micro, en arrache les bouts pour s’en faire une lance avec laquelle il s’attaque à l’un des bourreaux qu’il plante puis observe se tortiller de douleur, au sol. Les comparses de la victime, ces sombres représentants de la loi, ne laissent pourtant pas le crime impuni, et une énorme guillotine est bientôt amenée sur scène pour mettre à mort l’assassin. Trois bourreaux se jettent sur lui et l’enferment dans une camisole pour finalement le conduire jusqu’à la lame trancheuse de têtes. Les rythmes effrénés des musiciens qui envoient Ballad Of Dwight Fry, et Guilty soutiennent les protestations chantées d’Alice qui se débat tant bien que mal jusqu’à ce que le son strident de la lame qui s’abat sur le cou vienne déchirer la nuit toute entière et laisse place à un démentiel solo de guitare électrique.
Se serait pourtant bien mal connaître le personnage que de l’enterrer tout de suite, et quelques minutes plus tard, la silhouette décharnée du monstre du Shock Rock envahit de nouveau la scène, dans une nouvelle tenue, brandissant à bout de bras sa tête tranchée ! La victime suivante est l’infirmière qui, pour calmer sa démence, vient lui administrer une piqûre au moyen d’une seringue de plus d’un mètre de long. La plantureuse infirmière se retrouve rapidement prise au piège dans les filets de l’assassin qui la frappe à mort avant d’exhiber fièrement le cadavre en tout sens. Là encore, la punition ne se fait pas attendre, et c’est sur la potence que doit monter Alice devant près de quinze mille personnes époustouflés par le show.
La fosse ne ressemble en rien à celle des précédents concerts qui ont agité des têtes durant deux jours entiers. Ce soir, tous les spectateurs d’Alice Cooper restent prostrés devant l’immensité des décors dans lequel le psychopathe fait monter la tension de son « Théâtre de la mort », attentifs au moindre détail qui leur fera comprendre les secrets torturés de ce dangereux personnage tantôt semant la mort, tantôt semblant se repentir face à la sentence de ses bourreaux, toujours accompagnés d’une langoureuse ballade à la guitare acoustique. Témoins de la scène, nous ne pouvons pourtant nous empêcher de reprendre en cœur l’illustrissime Poison qui sonne magistralement dans les vignobles clissonais.
Le poison qui semble courir les veines d’Alice Cooper et ronger son âme le pousse un peu plus tard à décapiter d’un coup de dague un innocent nourrisson. Mais la corruption du célèbre personnage ne s’arrête pas là, et pendant Dirty Diamonds, Alice lance par dizaines des colliers de diamants dans le public, comme pour acheter notre silence… Nous n’en ferons rien, et à nouveau le Mal est puni quand Alice est enfermé dans une caisse métallique percée de dizaines de trou dans lequel doit venir s’emboiter un large panneau hérissé de pointes prêtes à le transpercer. Une dernière fois, son visage se crispe de douleur dans la mort, et une dernière fois, ce diable apparemment immortel revient plus vaillant pour hanter la scène du Hellfest avec son chant parfait porteur des plus gros tubes de ces quarante dernières années de carrière. Ces complices ne sont pourtant pas en reste, et chacun a le temps d’asséner un ou deux solos impressionnants de virtuosité, dont le batteur qui martèle ses peaux pendant près de 5 minutes vers la fin du concert.
Malgré tout ce sang, toutes ces horreurs, on est quand même prêté à sourire devant ces scènes rocambolesques d’un criminel à l’humour très noir, mais aussi très drôle, à un degré très avancé. On sent avec I Love The Dead et Feed My Frankenstein la fin du massacre arriver, et ce avec un certain soulagement car le froid commence à faire des ravages dans le Theater Of Death.
Le dérangé et dérangeant Alice Cooper quitte finalement la scène du crime  après une interprétation de Elected à marquer d’une pierre blanche, mettant ainsi fin à sa série de meurtres.
Mais qu’en est-il de ce fameux proverbe qui dit que l’on revient toujours sur les lieux du crime ? Au bout de cinq minutes à peine, le chanteur charismatique revient fouler la scène dans un costume à paillettes argentées qui inonde les yeux  de luminosité, comme pour bien rappeler qu’Alice Cooper ne reviendra plus cette fois-ci, et que le Mal a enfin été vaincu. En interprétant School’s Out, à l’orée de cet été 2010, c’est bien le message que veut faire passer l’homme rempli de foi qui se cache sous les traits du grandiloquent psychopathe : vous pouvez rentrer chez vous pour l’été, car les meurtres, les sombres décors, les impressionnants jeux de scène et leur terrible orchestrateur ne sont plus. Circulez, il n’y a plus rien à voir.

VU PAR VALENTIN
Ce gars m'a beaucoup impressionné par le spectacle qu'il offre, en plus d'un style musical personnel, il s'est offert tout un style visuel et un spectacle unique, à voir absolument. Bien qu'Alice soit tué plusieurs fois au cours de son concert, il diffuse une certaine joie à son public. J'ai été surpris, car il ne sollicite jamais le public. Un concert à voir absolument !


hellfest2010_vuparvalentinLa programmation est une suite de concerts sur les Mainstage 1 et 2, pendant le concert sur une scène, le groupe suivant fait son check sound sur l'autre, ce qui fait que l'ont a presque pas d'attente entre les concerts. Pour les styles, il y en a pour tous les goûts, et faire succéder un groupe de trash par un groupe de hardcore puis un d'indus, est une bonne idée, on entend des choses variées. Après il y a tout de même des journées à "thèmes", comme le hardcore dans la terrorizer le samedi. C'est également l'occasion de découvrir de nouvelles choses.
Je pensais que vu la durée de la journée, 16 heures de concerts, seules les têtes d'affiches auraient du mouvement dans le public, les gens réservant leur énergie pour eux, comme on peut voir dans un concert normal. Ce n'est pas le cas du festival, car chaque groupe a des fans dans la foule de personnes présentes, et il y en a toujours pour mettre l'ambiance. Les têtes d'affiches réunissent surtout une foule beaucoup plus grande, mais parfois un peu fatiguée par sa journée.
Côté son, le plein air a l'avantage de ne pas avoir de salle qui a une fréquence de résonance, et dès que le guitariste joue une certaine note elle est amplifiée par la salle, ce qui est assez désagréable. Là pas de problème, le son est de bonne qualité. Cependant un autre facteur vient entrer en compte : le vent, en effet dès qu'il y a un peu de vent selon où l'on se place on n'entend pas la même chose. Après personnellement pour certains groupes sur la Mainstage 1 et les tentes j'ai trouvé que la grosse caisse était trop forte et dès que le batteur vous envoie une bonne série de double, on entendait plus grand chose d'autre. Les bouchons d'oreilles sont fortement conseillés, parce que 16 heures de concert à volume poussé pendant 3 jours, sa fatigue nos fragiles tympans. La qualité de son était vraiment bonne sur la Mainstage 2, les caissons de basse étaient moins nombreux que sur la Mainstage 1, comme quoi ce n'est pas la quantité qui fait la qualité.
Pour la visibilité, les Mainstages sont assez hautes pour que l'on puisse bien voir tous les musiciens. Par contre les écrans qui montrent le chanteur qui boit pendant le solo de guitare c'était pas super. Dans les tentes si vous êtes petits, voir les mains du guitariste était un combat difficile, les scènes étant un peu trop basses.
Le hellfest c'est un endroit où quand vous approchez, vos muscles du cou se mettent en fonctionnement, et vous voilà avec la tête qui secoue, et oui car le métaleux a une physiologie particulière : le signal de ses tympans est directement envoyé aux muscles de ces cervicales qui se mettent en marche dès qu'il entend de la bonne musique.
Le hellfest c'est l'endroit où vous entendrez au moins un solo de guitare toutes les 5 minutes, que vous mangiez, vous laviez, fassiez une sieste ou regardiez un concert.
Le hellfest c'est une ambiance avec des métalleux, des décors, des éclairages d'ambiance la nuit, et un marché spécialisé. Vous vous retrouvez vite immergés dans la fête, vraiment sympa.Je suis arrivé le vendredi matin, et une fois la tente plantée et le pass press récupéré, j'ai pu écouter du bon trash "à l'anglaise" avec le groupe Evile, et commencer le festival de bonne humeur.

VENDREDI
J'ai été vraiment impressionné par la performance de Walls Of Jericho qui apparemment faisait un retour sur scène après un bon moment d'absence, et leur chanteuse, ou plutôt hurleuse enragée, m'a vraiment scié par son énergie. A la demande de la chanteuse, il y a eu le plus gros circle pit que j'ai pu voir du festival.
Après on a eu droit à un peu d'indus des allemands KMFDM et du folk métal par Finnotroll en kilt.
J'ai bien apprécié les français de Loudblast, avec un métal digne des trolls des cavernes.
Je suis allé jeter un œil à un de ces groupes de black satanistes, Watain, les membres étaient maquillés en blanc, couverts de sang et des tridents-croix renversées enflammées décoraient la scène.
Sur la Mainstage il y avait Sepultura, qui semblait très en forme. J'ai d'abord été impressionné par la taille de leur chanteur Derrick Green, franchement grand. Ensuite très vite l'énergie que dégageait leur batteur m'a plu. On aurait dit qu'il essayait d'éjecter une bête qui s'était accroché dans ces cheveux tellement il secouait la tête. Le guitariste et le chanteur dégageait une énergie tout a fait à la hauteur du batteur. Seul le bassiste semblait faire tache, pourtant c'est le membre présent depuis le plus longtemps, 24 ans, pour le quart de siècle d'existence du groupe. Des morceaux aux rythmes très accrocheurs. Dommage qu'on entendait mal la voix du chanteur, qui prenait de temps en temps des baguettes pour taper sur un tom basse en plus du batteur. Le groupe nous a quitté sur Roots Bloody Roots. Excellent.
Au tour des suédois d'Arch Enemy et leur hurleuse Angela Gossow de nous offrir du death metal mélodique. La foule est enchantée de voir cette présence féminine, qui communique beaucoup et joue avec elle. Les guitaristes nous font plaisir et nous offrent de nombreux solos au cours du set.
Ensuite c'est le retour de Fear Factory, en tournée pour promouvoir leur dernier album. Je trouve dommage qu'on entende mal le chanteur. Musicalement j'aime beaucoup Fear Factory. Je suis très impressionné par le jeu du batteur, techniquement excellent. Burton ne sollicite quasiment pas le public, Cazares fait quelques signes de circle pit. Le public semble fatigué, mais devant la scène il est déchainé. Petite coupure du show pour une demande en mariage sur la scène. Beaucoup de mouvement sur la dernière chanson, Replica, très appréciée en live.

SAMEDI
Quoi de mieux pour se réveiller qu'un petit circle pit avec le groupe de death/trash Dew Scented.
Plus tard on remarquera Delain, groupe de métal symphonique avec une chanteuse, des Pays-bas. À croire que c'est la spécialité du pays.
Dans la Terrorizer, c'est la journée hardcore, malgré des annulations de dernière minute (Architects), on pourra voir des shows très impressionnants. Particulièrement côté spectateur, où ça bouge dans tous les sens. On pourra assister à As I Lay Dying (voir compte rendu détaillé ci-dessus), Born From Pain, ou encore le set écourté d'Agnostic Front à cause de l'absence de leur batteur remplacé au pied levé par celui de Born From Pain.
Dans la Rock Hard, un peu de black avec Dark Funeral, paroles satanistes, par des gars en armure et maquillés.
Les anglais de My Dying Bride, font du doom metal et le chanteur déprimé apporte un ton différent à la soirée.
Sur les Mainstage, on a pu voir Airbourne avec le leadeur Joel O'Keeffe qui a escaladé sans sécu la structure de la scène pour nous faire un solo de guitare en haut à 20m du sol !
On a pu voir le célèbre guitariste Slash reconnaissable à son chapeau et ses lunettes parmi tous ces musiciens qui l'accompagne.
Il y avait aussi le groupe de black Immortal, ou encore Twisted Sister qui nous a joué le fameux I wanna rock.
Tête d'affiche de la soirée Alice Cooper nous a offert un vrai spectacle, vous pouvez lire le compte rendu ci-dessus.
Pour terminer, le groupe suédois Carcass et ses images qui passent sur l'écran derrière le groupe histoire de choquer les plus sensibles, achève la soirée sur une note plus brutale.

DIMANCHE
Pour moi la journée commençait et allait pour une bonne part se jouer dans la Rock Hard et ses nombreux groupes de death.Réveil avec General Surgery des suédois tous habillés en blouse d'infirmiers, et couverts de sang. L'opération  s'est avérée franchement brutale, du grindcore en est le résultat.
Le groupe que j'attendais le plus, que je préfère musicalement c'est Decapitated. De retour après une longue absence suite au décès de leur batteur et du coma du chanteur à cause d'un accident avec leur bus durant une tournée, le guitariste et son nouveau lineup viennent de prendre la route pour une série de concerts. Me voilà au premier rang à headbanger comme un fou sur des très bon titres. En plus le son était bien. À noter, le batteur  Kerim "Krimh" Lechner, réalise une bonne performance technique sur chaque morceau. Le groupe termine avec leur titre Spheres of Madness, le plus apprécié en live et le chanteur qui se jette pour un slam à la fin.
Dying Fetus annule à la dernière minute.
J'ai pu voir Suffocation, avec un batteur qui nous sert notre dose de blast beats, un bassiste qui joue comme s'il tenait une contre-basse en s'appuyant sur sa basse et un chanteur avec une tête de psychopathe, qui vous fait des gros yeux, un sourire, tire la langue et secoue sa main sur les blast beats. Le chanteur nous explique un peu de quoi parle chaque chanson, de politique, religion, ovnis, zombis,...
J'ai pu assisté à Nile et leur célèbre batteur George Kollias. Selon moi, c'était le meilleur batteur que l'on pouvait voir sur ce festival, et il avait aussi une des plus belles batteries. J'ai apprécié les tempos élevés avec une double pédale plus que rapide. Les autres musiciens ne sont pas en reste, et j'ai pu admiré la dextérité du bassiste. Le groupe chante et utilise la mythologie égyptienne comme ambiance. Le mixage était un peu fort sur le trigger de la double pédale, heureusement j'étais devant et j'ai pu profiter du jeux de cymbales, qui sont assez bruyantes.
En dessert j'ai vu les trasheux Slayer et leur mur d'amplis.
Et j'ai finit la soirée avec le spectacle de Kiss, effets pyrotechniques, batterie et guitaristes qui s'élèvent dans les airs...

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Valentin

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