Rock Witout Limits 2011

En passant de un à deux jours, le Rock Without Limits a non seulement pu augmenter le nombre de groupes présents, mais de facto augmenté l'intérêt de se rendre à un festival qui était jusqu'alors resté dans l'anonymat, du moins d'ici. Mais avec BTA, Blindside, Showbread ou encore Texas In July, il était obligé qu'on se rende à Balingen, en ce dernier week-end d'octobre.

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VENDREDI

Pour la première fois, nous partons à l'heure. Tout était prêt à l'avance, les parisiens sont arrivés la veille, et c'est parti pour les près de cinq heures de route séparant la capitale des ducs de bourgogne de notre point de destination. A peine le temps de traverser le jura et la forêt noire, de déposer nos affaires à notre hébergement, de nous perdre dans la zone industrialo-commerciale de la ville, et l'on entend déjà In The Midst Of Lions cracher leur deathcore brutal depuis la tente nommée "Alternastage". De l'extérieur, c'est juste assourdissant, alors dans la tente ça doit être la folie furieuse. Impossible à dire, car le temps de récupérer nos passes et une marée humaine en ressort, synonyme de fin de concert.

Pas de soucis, il reste encore un bon paquet de concerts pour se défouler, même si ce n'est pas avec Golden Resurection, les prochains à se produire sur la scène, qu'on risquait de se blesser dans la fosse. Le nouveau groupe de l'ancien chanteur de Narnia nous a produit une prestation à l'image de leur CD : molle et sans grand intérêt. Certes le passage du deathcore au métal néo-classique (?!) revient à regarder Matrix puis continuer avec un documentaire Austro-hongrois sur les dinosaures (en VO bien sûr), mais tout de même, ils seraient presque aussi pénibles à regarder qu'Immortal Souls, qui est déjà prévu pour quelques heures plus tard. Un par jour, ça suffit.

Qu'à cela ne tienne, un festival c'est aussi l'occasion d'en apprendre plus sur les groupes. Direction le backstage pour une interview avec quelques membres de Blindside, puis avec le batteur de War Of Ages, pendant que Pigeon John se produit sur la scène principal, avec une performance décevante par rapport aux attentes suscitées par l'écoute de ses albums : ils ne sont que trois sur scène, pas de chorale, très peu d'instruments, du coup les titres manquent un peu de patate. De kartofel, par contre, Write This Down ne manque pas. En assurant un show bien énergique, avec leur rock / post hardcore, ils ont mis le public allemand dans leur poche, malgré quelques pêches passées quand même inaperçues. A peine le temps de se reposer que les suédois de Blindside étaient annoncés et attendus sur la scène principale. La fosse est remplie jusqu'aux gradins, le public ne voulant pas louper une miette du retour tant attendu du groupe qui ne s'était pas produit en Europe depuis près de six ans. En puisant dans toute leur discographie, ils n'ont ainsi oublié personne. Petit bémol : dommage que le chant de Christian n'était pas toujours juste. Et pendant ce temps-la, sur la scène alternative, Immortal Souls jouait devant un parterre de fans préférant le death Finlandais au post hardcore Suédois. Chacun ses goûts.

 Le premier choix cornélien du festival s'est posé à 21h. Qui aller voir, entre Becoming The Archetype sur la scène secondaire, et les MxPx All Stars, scène principale, les deux groupes jouant au même moment ? Certains arrivèrent à se partager en deux, permettant d'apprécier les tous premiers tubes du groupe de punk rock, quand d'autres restèrent pendant tout le set des originaires de Georgia, qui nous montrèrent leur nouveau visage. Exit Brandon au chant et à la basse, ciao à Duck, l'ex-batteur, et bienvenue à Chris, qui s'occupe uniquement du micro. Quand à la basse et la batterie, ils sont assurés pour cette tournée par deux fill-ups. Le résultat est saisissant : si le groupe était déjà intense auparavant, avoir un chanteur capable de bouger sur scène sans être encombré par son instrument donne une toute autre dimension au groupe, et c'est tout le monde qui en profite. Et tant pis si l'immense et profonde voix de Jason est inimitable, le changement est quand même gagnant. Difficile de faire mieux, même si War Of Ages n'est pas n'importe qui non plus, mais le public était plus éparse pour eux. La soirée se termina avec Seabird et Pillar sur la scène principale.

 SAMEDI

Le samedi, tout est permis. Ca tombe bien, on n'avait pas envie de se lever tôt, alors le bandcontest prévu de 11h à 14h30 se déroulera sans nous. On se pointera sur le lieu du festival à temps pour entendre quelques notes du concert d'adieu d'Arson, pour constater que Chad Johnson n'a finalement pas fait le déplacement en Europe, laissant le soin à Josh Dies de Showbread de faire la présentation de Come & Live, puis direction la scène principale pour voir John Reuben faire son habituel show hip hop haut en sourires, devant un public épars et jeune. Il faut dire qu'on a beau être fin octobre, il règne un temps quasi estival en Rhénanie Palatinat, et si l'Allemand aime la bière à la saucisse (et inversement), il aime également se dorer la pilule au soleil. Mais ce qu'il apprécie aussi, du moins pour ceux présents au festival, est le groupe Sacrety. Sacré non de non, la tente n'est pas assez grande pour contenir tout le public venu admirer le groupe local, qui a fait monter les décibels autant que la température !

 Inutile de préciser que tout ce beau monde est allé s'aérer à la fin du set, permettant aux t-shirts de sécher et aux odeurs de chair à saucisse de s'évacuer avant l'arrivée de The Spirit That Guides Us, prévue 15' après. Petit problème : les hollandais sont introuvables. Nous, ça faisait une heure qu'on les cherchait pour faire une interview. A 18h, heure prévue pour monter sur scène, ils ne sont toujours pas la. A 18h20, quand Project 86commence à faire faire des circle pits à son public venu en masse, ils ne donnent toujours pas signe de vie. Ils arrivent finalement à 18h30 et commencent à jouer devant un maigre public, qui aura eu du courage de les avoir attendu, et ils seront remerciés par le chanteur. Leur ingé son prend possession de la console (seul groupe à notre connaissance à avoir amené son ingé son sur cette scène), et c'est parti pour le show le plus dégueulasse au niveau sonore qu'on ait jamais vu. Impossible d'entendre les voix, les guitares sont brouillonnes, il n'y a bien que la batterie qui sonne. Cumulé à un jeu scénique manquant de dynamisme, et il devait rester 15 personnes devant la scène à la fin de leur set. Mais ou était donc tout le public venu bien plus nombreux ce samedi que la veille ? Devant P86 bien sûr. Même si la encore il fallait tendre l'oreille pour entendre le chanteur correctement, le public s'en moque : il est venu dépenser son énergie dans la fosse, si possible en rythme, mais répondant toujours présent quand le chanteur lui demandera quoi que ce soit.

 A peine le temps de reprendre ses esprits que Texas In July balance la sauce sur l'autre scène, en sautant dans tous les sens, en parfaite communion avec le public. La tente se remplit rapidement et a l'occasion de voir le bassiste casser sa sangle, partir en trombe en chercher une autre et revenir comme si de rien. Un évènement imprévu qui rajoute du piment à une performance épique ! Pour ceux qui ressentaient le besoin de reposer corps et oreilles, le groupe de pop punk Everyday Sunday se produisait sur la scène principale, mais l'essentiel du public était devant TIJ. Tout le contraire lorsque The Letter Black leur a emboité le pas, et c'est devant une salle quasi comble que la chanteuse annonça que c'était leur dernière date avant plusieurs mois, car elle attend un heureux évènement ! Une situation qui visiblement lui réussi plutôt bien, car c'est - et de loin - la meilleure performance vocale qu'elle nous a sorti en Europe, avec aucun canard à l'horizon. Juste avant Safemode se produisait sur la petit scène. Inconnu au bataillon, le groupe de "screamo pour hommes", tel que décrit par le chanteur de Showbread, fit forte impression avec un set bien maitrisé et des compos alliant brutalité et mélodies. Le temps d'interviewer Ben de Texas In July et on avait raté la moitié de Theocracy, qui était heureux de jouer un medley composé d'anciens et de nouveaux titres (As The World Bleeds sort ce mardi). Ca fait toujours autant plaisir d'entendre du power metal sur scène, d'autant que les nouveaux membres du groupe sont bien plus à l'aise que ce qu'ils avaient montré lors du Metalfest en 2008.

 22h arrive, et le clap de fin n'est pas loin. Showbread vient conclure la soirée de la tente alternative en jouant pas mal d'anciens titres, en y mêlant quelques uns issus de sa dernière galette. Une ultime traversée de la galerie emmenant au Loft situé de l'autre côté de la rue et c'est assis qu'on peut admirer Poema, composé de deux sœurs, l'une à la guitare, l'autre au piano, et chantant toutes deux. Du repos avant les deux derniers groupes du festival : Tout d'abord Me In Motion, du rock alternatif intéressant sur scène, puis enfin le groupe que tout le monde attendait : Thousand Foot Krutch ! A peine arrivés de Zurich, où ils jouaient dans l'après-midi dans le cadre du Solid Festival, les voila qui enchainent un deuxième set dans la même journée ! Pendant une heure, ils ont littéralement enflammé le bâtiment, enchainant leurs meilleurs titres (Rawkfist, Masquerade, etc) devant un public conquis, et qui laissait dans la fosse ses dernières forces.

 

0:30, les dernières notes de guitare viennent d'être jouées. Les lumières se rallument, certains se réveillent, et c'est un flot d'humains qui se dirige soit vers les portes de sortie, soit vers les stands des groupes et/ou sponsors, situés à l'arrière de la salle. Le rideau tombe avec brio sur le meilleur festival auquel nous avons pu assister sur le sol européen.

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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