Flatfoot 56 - Selestat - 10 Février 2013

C'était un peu tombé comme un truc incroyable, mon groupe favori (aucun rapport avec la pilosité faciale du chanteur), à savoir Flatfoot 56, se produisait pour la seconde fois en France, cette fois à Selestat.

flatfoot56-selestat-fevrier-2013Comme me le confirmait une photo publiée sur le mur Facebook de l'association Cheeky Cherry, organisatrice du concert, ils étaient bien là, et je me rendait donc en cette froide nuit de février au Tigre, un petit bar de la ville, qui accueille de temps en temps des concerts. Rapidement le bar fut plein à craquer, ce qui est inhabituel pour un dimanche soir. Se côtoyaient à l’intérieur des punks, des skins, des teddy ... tous venus voir Flatfoot 56, la grosse affiche de la soirée, précédée par son habituelle première partie. Ainsi, The Swamp nous régala d'un rockabilly de bonne facture mâtiné de stoner.

Il y eut une petite pause, puis les membres de Flatfoot traversèrent le public et s'installèrent sur scène. Ce dimanche concluait pour eux une semaine marathon dans laquelle ils ont enchainés 4 concerts, en partant de Moscou, en van. Alors forcément le groupe avait les traits tirés, et ça se voyait. Ils commencèrent leur show avec le titre Carry 'Em Out,  et rapidement des pogos se déclenchèrent dans la foule. Le groupe joua des titres de ses trois derniers albums, comme We Grow Stronger, I Believe It, Ollie Ollie. Les frères ont une technique de scène bien rodée, avec Kyle et Tobin grimaçant de façon très amusante, ce dernier effectuant des commentaires entre les morceaux. Ainsi, Strongman fut qualifiée de chanson sur l'amitié et Shiny Eyes dédiée aux belles femmes françaises.

Tobin tenta également de disserter sur Cristobal Huet, le hockeyeur français que le groupe aime beaucoup ayant joué à Chicago, la ville de Flatfoot 56, mais Justin, le batteur l'interrompit en lui disant : « Te fatigue pas, je crois qu'ils ne te comprennent pas », ce qui fit bien sûr sourire tous ceux qui, justement, comprenaient.

Pour finir le groupe joua encore deux vieilles chansons traditionnelles : I'll Fly Away, qui clot leur dernier opus, et Amazing Grace, avec lequel ils terminent tous leurs concerts. Le chant commença calmement, Tobin enjoignis même le public à l'accompagner, et c’est parti en un brûlot punk. Il y avait quelque chose d’émouvant à entendre tout ce public éclectique entonner ce chant fortement spirituel. C’est une des forces du groupe, et de la musique en général, d’unifier et de rassembler. Pour l’anecdote, c'est ce moment que choisit Eric, le joueur de cornemuse, pour slamer, tout en restant digne, en se tenant le kilt.

Voir Flatfoot 56 jouer dans un bar, sans le logo "chrétien", ça m'a fait plaisir ! Quelle chaleur ! Et la forme fut également au rendez-vous, les américains produisant un set impeccable et rageur. Les murs ont tremblés au tigre.

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