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Skillet @ Bercy - 20.11.2013

Comme ils le font depuis près d'un mois, dans le cadre de la tournée The Hits Tour, Skillet avait joué hier à Paris en première partie de Nickelback. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le public de Bercy a apprécié la performance des américains, dont c'était le deuxième passage en France.

skillet1Il est bientôt 18h30, les portes de Bercy vont bientôt s'ouvrir, mais les spectateurs du soir se font rares sur le parvis du POPB. La faute bien sûr à une météo pas vraiment clémente, tant la pluie qui se déposait sur la capitale mercredi soir était aussi glaciale que légère. Mais aussi au fait que Nickelback était déjà venu jouer au Zénith l'année dernière, et que l'idée de cette nouvelle date dans une salle bien plus grande était de réunir tous les fans du groupe canadien, incluant les déçus n'ayant pas pu avoir leur précieux sésame en 2012. Enfin, peut-être que certains ont été refroidis aussi par le prix des billets.


Quoi qu'il en soit, moi j'étais surtout là pour Skillet, qui est monté sur scène comme prévu à 20h. Bien que j'ai loupé leur arrivée, occupé à trouver dans les dédales que contient Bercy la fosse des photographes - pour malheureusement louper le départ du convoi, donc pas de belles photos, quand j'ai finalement rejoint la salle, ils venaient de finir leur premier titre et Jon Cooper (chant) était déjà en train d'haranguer la foule qui répondait présente. C'est une fois installé et que les titres ont défilé que j'ai réalisé que la sauce avait vraiment pris, et que pas mal de monde connaissait le groupe, voire même peut-être était venu pour eux.

J'avais eu des échos que leur concert à Nantes avait été un succès et il est facile de comprendre pourquoi : ils ont mis le feu ! Trop souvent les premières parties sont des novices qui peinent à se sentir à l'aise sur une scène taillée pour la tête d'affiche et dont la taille inhabituelle donne le vertige. Mais Skillet revendique près de vingt années d'expérience, s'y connait un peu niveau show, et sait remplir l'espace, tant physique que musical. Et qu'ils ont amené avec eux un violoniste et un violoncelliste, portant à six les musiciens présents sur la scène, qui étaient tous aussi impliqués. C'est quelque chose d'assez impressionnant de voir un violoniste headbanger tout en jouant ! Tout comme de voir l'énergie de la batteuse qui s'est vraiment démenée, tout en chantant plusieurs refrains. Quelle magnifique voix elle possède ! Les titres ont fait la part belle aux classiques du groupe (Monsters) mais surtout au dernier album avec plus de la moitié du set. Rise, Sick Of It, Not Gonna Die, et un Circus For A Psycho qui avec son gros riff d'intro a électrisé la foule. Quarante-cinq minutes chrono après leur montée, ils disaient au revoir au public parisien.

Après un long entracte qui aura également duré quarante-cinq minutes, pendant laquelle la sono envoyait du Metallica, AC/DC et d'autres groupes du même acabit, Nickelback arrive enfin et débute son show par Animals et Woke Up This Morning. Ces deux titres font mouche de suite et le public se lève d'un peu partout, emballé par le rythme de ces chants. C'est à ce moment que les canadiens jouent Photograph, une ballade jouée avec une guitare acoustique. Choix étrange que de faire baisser le rythme dès le troisième morceau, mais la suite de la soirée sera essentiellement composée de ballades, entrecoupées de quelques titres un peu plus pêchus. La fosse chante à tue-tête pendant l'ensemble du set, et c'est tout le public qui attend How You Remind Me pour se lâcher complètement. Scéniquement, il faut avouer que l'essentiel du spectacle est assuré par de magnifiques jeux de lumières et les trois écrans géants disposés derrière la scène, les musiciens se contentant de quelques échanges entre eux du genre "Hey Mike, what if we play a little sexy song?", Chad Kruger répétant après chaque chant un "Thank you, Merci beaucoup !", agrémenté d'un "I love you, and you, je t'aime", en pointant quelques membres de la fosse, évidemment ravis.

En bref une bonne soirée pour ceux qui apprécient particulièrement Nickelback, et une bien meilleure pour ceux qui ont eu le plaisir de voir Skillet jouer pour la deuxième fois en France, et la première à Paris.


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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)