Christmas Rock Night 2014

Ce week-end s’est déroulée l’édition 2014 du Christmas Rock Night, le festival qui n’est qu’à 7h de route de Dijon, et qui présente l’avantage d’avoir la certitude, même sans regarder le lineup, d’avoir droit à un concert de Disciple et de Sacrety.

Et qui s’en plaindra ? Pas les Allemands, qui se sont encore déplacés en nombre. Quant à nous, le trajet fut plus compliqué, malgré une météo clémente. Mais des embouteillages autour de Köln et un GPS facétieux nous ont rajouté près de deux heures à un trajet déjà bien long, incluant une escale à Mulhouse pour récupérer Guillaume, puis un tour dans Strasbourg pour récupérer non pas Ben-j, mais des objectifs pro pour appareils photos. Pas de Ben-j donc, et peu de monde au final : entre les changements de travail pour certains, des vacances prévues et le rush de fin d’année pour d’autre, c’est un effectif réduit qui a pris la route pour l’Allemagne, composé des deux plus anciens membres de l’équipe. L’occasion idéale pour refaire le monde dans la voiture, et se prendre un coup de flippe quand un coup de fil nous apprend que notre hébergement réservé pour le week-end a été donné à d’autres en raison d’une incompréhension… et donc obligation de se trouver en urgence un hôtel.

Avec tout ça, nous avons loupé les Allemands d’Aliens Ate My Setlist qui présentaient leur nouveau lineup en ouverture de bal de la scène principal. Il aurait pu être intéressant de découvrir sur scène leur nouveau son, eux qui n’ont plus de claviériste. Ce sera pour une prochaine fois, tout comme il faudra attendre une autre occasion pour voir le groupe helvético-hollandais The Circle Ends, qui faisait sa toute première apparition au CRN peu de temps après. Manque de chance, ces deux groupes sont les seuls à ne pas jouer à nouveau le lendemain. A peine le temps de voir quelques minutes du concert de Safemode qu’on n’avait plus vu depuis le Rock Without Limits 2011, et nous voilà à la recherche d’une chambre d’hôtel, avec l’aide de l’organisatrice du festival. Chance : il reste une chambre dans un hôtel situé à quelques minutes du site. De retour au festival, nous avons la surprise de voir Wolves At The Gates se produire en acoustique sur la scène principale pendant 30 minutes (un EP acoustique est prévu pour l’année prochaine), avant de laisser la place à Manafest qui semble étrangement chanter en playback. Au même moment que le Canadien se produit sur la scène principale, c’est au tour de Sacrety d’affoler la foule venue en nombre dans la suffocante salle secondaire pour les voir jouer leurs tubes classiques, accompagnés d’une flopée de nouveaux titres issus de leur nouvel album Untamed sorti la semaine dernière. Le public en prend plein les oreilles (un peu trop d’ailleurs niveau volume), et va ensuite se reposer dans le bâtiment principal pour voir HB, ou en profite pour se restaurer en mangeant une currywürst, ou un steack im brötchen, aussi succulent l’un que l’autre.

Quand arrive 22h, le public est de plus en plus nombreux à s’amasser dans la fosse de la scène principale. Plusieurs d’entre eux reviennent de l’autre salle où jouait Children 18:3 et ont pu admirer l’énorme solo de batterie proposé par leur batteur, et découvrir quelques titres de leur prochain album. Mais, surtout, ils savent que pendant 1h ça va mosher pendant que le groupe le plus hardcore du festival se produit : Sleeping Giant. C’est une première sur le sol Allemand pour les américains qui font exploser le public à chaque chant. Et ce, jusqu’à ce qu’arrive le titre Eyes Wide Open (issu de l’album Kingdom Days In Evil Age), moment où le chanteur du groupe a donné une définition nouvelle au concept de concert chrétien. Pas par un prêche long et ennuyeux, mais par un témoignage personnel, émouvant, retraçant son enfance, le traumatisme qu’il y a subit, et les conséquences que ça a eu sur les vingt années suivantes de sa vie. De plus en plus ému, il a expliqué comment il s’en était sorti. Et finalement en pleur, il a exhorté ceux du public qui tenaient quelqu’un pour responsable d’un traumatisme de leur vie à leur pardonner, en libérant les dettes qu’ils voudraient récupérer pour le mal qu’ils ont subis. Le tout en l’accompagnant dans la prière. Une fois terminé, il était complètement ivre de joie, sautait partout, répétait plusieurs fois « Joyeux anniversaire » à son guitariste, bref a vécu intensément cet instant et a permis à de nombreuses personnes de pardonner et d’être libérées. A peine le temps de digérer qu’un autre moment intense se produit sur la scène secondaire avec la fin du set de The Ongoing Concept. Puissant. Fou. Joyeux. Energétique. Probablement ce que j’ai vu de plus dingue depuis The Chariot. Et, pendant que Disciple jouait pour clore la journée, nous avons pris le temps et le plaisir de discuter avec les membres de The Ongoing Concept, dont la générosité n’égale que leur intensité.

 

LE SAMEDI
Après une très bonne nuit passée dans une chambre d’hôtel, et une mini-galère pour trouver un endroit où manger le midi, tous les restaurants d’Ennepetal étant fermés le samedi midi, on arrive à 15h à Haus-Ennepetal pour reprendre les activités musicales de la veille. Au choix, Sleeping Romance sur la scène principale, Burning Nations sur l’autre scène. Power métal italien ou métalcore allemand ? Je n’ai pas réussi à choisir, effectuant de réguliers aller-retour entre les deux scènes, tandis que Guillaume a suivi son cœur en restant en compagnie des teutons. Bonne découverte pour moi que ces italiens, qui ont mis 14h visiblement éprouvants pour arriver. La voix de la chanteuse est impressionnante, ce qui lui fait un point commun avec celle de l’allemand qui affichait une maturité surprenante pour un aussi jeune groupe. A l’instar de Sacrety qui effectua un set identique à la veille devant une salle surchauffée et pleine, n’ayant pas peur de mettre des vestes à paillettes pour faire le show. Pas le temps d’aller voir les Hollandais de Trip To Dover sur la petite scène, car The Ongoing Concept se produit pendant près d’une heure. Sans surprise, c’est énorme, mais moins efficace que la veille sur la petite scène, plus propice à apprécier leurs excentricités. Quels voix, quel jeu de scène, quelle énergie ! J’espère sincèrement que ce groupe continuera dans la voie qu’ils se sont tracée. La salle se vide, l’air se renouvelle, mais pour un temps seulement : Disciple est de retour pour un « concert spécial », qui attirera l’essentiel du public présent au festival. C’est donc devant un public épars que Staryend joue, composé essentiellement de fidèles qui apprécient la louange power pop plutôt bien réussie des allemands.

Comme l’année dernière, LZ7 chauffe le public pendant une heure, avant d’être remplacés par Children 18:3, eux-mêmes suivis par Wolves At The Gates dans une configuration classique. Et bien plus efficace que l’année dernière : moins de chant clair, mieux réussi, et bien plus d’homogénéité dans le set avec un screamer complètement à sa place. L’appel du devoir nous oblige à ne pas voir tout le concert, une interview avec Sleeping Giant étant prévue. Une fois dans la boîte, on retourne tous voir la fin de Wolves At The Gates, et l’on voit la salle se remplir de plus en plus pour accueillir la tête d’affiche, les américains de Red. Vingt minutes de retard et un faux départ plus tard, le concert débute. Malheureusement, on entend mal la voix du chanteur (même sans bouchon), et après deux chants direction l’autre salle pour le deuxième concert de Sleeping Giant. Sans aucun regret ! A nouveau le set est coupé en deux par le chant Eyes Wide Open (avec un featuring du chanteur de WATG). Le speech est différent, preuve qu’il n’est pas préparé mais inspiré. L’émotion est toujours intacte, plusieurs mains se lèvent pour à leur tour pardonner, et répondre à l’appel d’avoir une communion fraternelle avec le Christ. Et l’ambiance passe alors à la louange, toujours avec la musique hardcore, mais avec les titres louange du groupe. Le chanteur s’exclame « Les gars c’est génial d’être ici ! Tellement mieux que d’être dans une église ! » avant de poursuivre « Ne vous méprenez pas, j’aime l’église. Mais là, je suis l’église, nous sommes l’église ! C’est génial ! ». Et il a raison : ce fut le moment le plus intense de louange que j’ai connu, un moment de communion et de reconnaissance fort, rendant ce déplacement à 7h de route de chez moi encore plus bénéfique. Merci à toi, Tommy Green, pour ce que tu as fait. Merci aux organisateurs d’avoir fait venir ce groupe. Et merci à toi qui me lit, lecteur. Puisse-tu partager une prochaine fois ces moments forts.

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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