August Burns Red - Solothurn (CH) - 9 octobre 2015

Habitant Dijon, plusieurs possibilités se présentaient à moi pour aller voir ABR se produire lors de leur tournée européenne en première partie d'Asking Alexandria : Paris en France, Solothurn et Luzerne en Suisse, tous les trois à environ 3h30 de route. Pour des raisons personnelles, la date du vendredi soir à Solothurn présentait le plus d'avantages, elle fut donc choisie, et permettait à Guillaume de me rejoindre. 

August Burns Red Solothurn 2015

Le temps de le récupérer à Mulhouse, d'avaler rapidement quelques parts de flamenküches et de se préparer des sandwich de mauricettes et nous voilà arrivés en quelques minutes à la frontière Suisse de Bâle, où le sympathique douanier nous a expliqué avec son bel accent que pour aller à Solothurn, la vignette était obligatoire. Heureusement qu'on avait des invitations presse pour le concert, ça permettait d'oublier les euros laissés à la douane.

N'ayant jamais mis les pieds dans cette ville, nous avons bien évidemment fait confiance au GPS pour nous amener au Kofmehlweg où avait lieu le concert. Facétieux comme à son habitude, arrivé à la sortie de l'autoroute sur un pont, il nous informa avec fierté que nous étions arrivés à destination. Pas sûr que les locaux apprécient que je me gare à cet endroit, nous avons poursuivi la route jusqu'à arriver au niveau de la terre ferme, en plein milieu de la zone industrielle où se trouvait la salle de concert. Facile à trouver : c'était le seul endroit avec du monde, qui plus est des métalleux sortant en masse pour aller à leurs voitures. Presque pas de doute, la première partie Australienne avait terminé son set, et on allait pouvoir s'installer pour prendre des photos d'August Burns Red.

"L'accès aux photographes est disponible pendant les trois premières chansons seulement" nous a informé l'organisateur. Pas de soucis, ce sera amplement suffisant pour Guillaume, et ça lui évitera surtout de prendre des photos pendant tout le concert et de pouvoir profiter de ce dernier dans la fosse. Leur entrée sur scène était prévue pour 20h15, et à 20h13 les lumières se sont éteintes, et les membres ont commencé à faire leur entrée progressivement. On sait qu'on est en Suisse quand les premières notes de l'intro de White Washed ont commencé à l'heure prévue. La salle est remplie, le public reconnait d'entrée le titre sorti en 2009 et n'a pas besoin d'être chauffé pour bouger dans tous les sens. Le groupe enchaîne avec Identity, deuxième single issu de son nouvel album, et premier a être mis en vidéo. Ceux qui ont trouvé ce clip loufoque peuvent imaginer Jake reproduire certaines de ses gestuelles sur scène pendant le break. Le clin d'oeil est sympa, et ça fait plaisir d'entendre de la bonne musique et de voir un groupe qui ne se prend pas au sérieux.

ABR a ensuite puisé dans son précédent album Rescue & Restore pour les deux prochains chants, Beauty In Tragedy et Provision, avant de remettre en avant sa dernière galette avec Martyr et Ghosts, le premier single. Pas de doutes, ces nouveaux titres passent très bien sur scène, malgré les passages plutôt calmes. Même la partie en chant clair de Ghosts rend bien, Dustin se chargeant de chanter à la place de Jeremy McKinnon qui officie sur l'album. 

Il faut attendre la fin du set pour entendre enfin un chant issu de Messengers, et c'est Composure qui a cet honneur. Il déménage toujours autant et s'il reste un des grands classiques du groupe, il permet également de constater l'évolution du groupe en près de dix ans : pas de solo, pas de fioritures ! Alors que jusqu'à présent les deux guitaristes - enfin surtout JB - étaient régulièrement mis en avant grâce à tous les riffs qui inondent les derniers albums, ce chant vintage le met un peu plus en retrait scéniquement. Retour au présent avec l'un des meilleurs titres de Found In Far Away Places avec Majoring in The Minors, qui fera le plaisir du public en partie par l'apparition de Dustin affublé d'un chapeau lors du break sentant bon le western. Puis vint le tour de Empire, le seul titre échappé de Leveler.

C'est sur ces notes que le groupe remercie la foule d'être venue, annonce Asking Alexandria, et quitte la scène, avec un public qui en redemande. "Pas de Back Burner ?" me mets-je à penser, repensant à toutes ces dates à Paris et l'effet qu'il produisait à chaque fois sur la foule. Les lumières restant éteintes, synonyme de rappel laissent l'espoir planer, et c'est précisément le chant choisi par les américains pour redonner vie à un public qui reprenait à peine son souffle. 

Bien que non tête d'affiche, on a eu droit à une heure de concert, et on ne s'en plaindra absolument pas. Alors si on rajoute à ça le set d'Asking Alexandria, on peut sans hésitation parler d'excellente soirée.

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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