Christmas Rock Night 2015

Déplacement en famille pour le Christmas Rock Night édition 2015, et premiers concerts pour notre fiston de six mois qui aura été du coup une des stars du public. Côté artistes, la grosse claque du festival fut une nouvelle fois The Ongoing Concept, qui a cette fois réussit à prendre possession de la scène principale. Attalus a réussit à rendre son album encore meilleur sur scène. Fallstar présentait son tout nouvel album avec brio et bien plus d'assurance qu'il y a deux ans. Theocracy a produit un set parfait musicalement. Quant aux petits nouveaux sur la scène européeene, à savoir Forevermore, Silent Planet et Phinehas, ils ont donné raison aux organisateurs de les avoir invités. Le lineup du festival devient de plus en plus heavy, avec seulement The Letter Black et Disciple dans la catégorie rock, et c'est tant mieux. Le (jeune) public allemand veut du bourrin, et ce n'est pas pour nous déplaire.

Vendredi

Pendant des années, le CRN était synonyme de stabilité. Dans les groupes invités, pour commencer, avec la quasi certitude, des années durant, de voir Project 86, Flatfoot 56, Thousand Foot Krutch ou Disciple. Dans les galères pour rejoindre Ennepetal, avec tour à tour le GPS, la météo, les travaux ou une déficience humaine pour nous empêcher d'arriver avant le début des concerts du vendredi. Dans l'environnement enfin, avec deux scènes situées dans des bâtiments bien distincts, dans un quartier ne changeant en rien.

Puis progressivement, les organisateurs ont commencé à renouveler les groupes invités, pour ne voir plus que Disciple, qui semble plus que jamais avoir un abonnement à vie. La scène secondaire a déménagé plusieurs fois, tout d'abord en rejoignant le rez de chaussée du bâtiment principal, dont le plafond peu élevé obligeait les groupes à jouer avec la tête au niveau des projecteurs.

Mais cette édition 2015 voyait un grand changement avec le quartier qui s'est métamorphosé en un an : exit le parking extérieur situé à côté de la salle, remplacé par un centre commercial. Paradoxalement, cela à réglé les problèmes de stationnement, car ce centre a été accompagné d'un immense parking à double niveau, gratuit de surcroit. Finis les tours sous la pluie autour du quartier pour trouver une place, pour finir par se garer à l'arrache sur une place du coin, en espérant que la marrée chaussée locale ne viendra pas faire de ronde.

S'il y a bien une nouvelle situation dont on espère qu'elle ne deviendra pas une habitude, c'est bien celle de devoir se trouver au pied lever un logement le jour même de notre arrivée, avec encore une fois un hébergeur défaillant, cette fois sur AirBnb et une réservation confirmée pourtant, qui a réussi à accepter notre réservation sur le site alors que le logement n'était pas disponible. Pas l'idéal lors d'un déplacement avec un bébé de six mois. Vous me direz, qui se déplace à un festival avec un enfant de cet âge ? Mais des parents comme nous bien sûr, qui ont pris soin d'acheter avant le départ un casque spécial bébé !

Quoi qu'il en soit, la recherche d'un nouveau logement nous aura pris une bonne partie de notre arrivée sur place, et le temps de déposer toutes nos affaires, nous sommes arrivés sur place à pas loin de 21h, épuisés, et pas du tout dans l'ambiance concert qui se présentait à nous. Un petit tour pour voir Children 18:3 sur la scène principale, un autre pour aller voir Phinehas sur la scène secondaire, et nous avons pris la décision d'aller nous reposer en vue de la journée bien chargée de samedi, d'autant que notre fils était arrivé à l'heure à laquelle il ne demandait qu'à commencer sa nuit.


Samedi

Bien reposés malgré une nuit froide dans un logement dans lequel le chauffage n'a été allumé qu'à notre arrivée, et une étape obligatoire au Burger King de la ville d'à côté, nous sommes arrivés frais et désireux de passer une bonne journée au Christmas Rock Night. Le programme était chargé, et c'est une grande chance que les groupes jouent presque tous deux fois, en alternant entre les deux scènes entre les deux jours.

Et surtout pas question d'arriver en retard, parce que le programme de la scène principale est juste gigantesque ce samedi, avec dans l'ordre Fallstar, Attalus, Theocracy, Phinehas, The Ongoing Concept et The Letter Black ! Alors si en plus la scène secondaire s'y met avec les prestations de Forevermore, Silent Planet, la dernière apparition de Sacrety, suivi par Children 18:3, Wolves At The Gates puis enfin Sleeping Giant, il n'y a que peu de temps laissé pour se reposer. Pardon, il n'y a pas une minute disponible pour se reposer, sauf bien sûr traditionnellement quand Disciple joue.

Fallstar est donc le premier groupe a s'élancer sur la scène principale, et quelle claque ! S'il y a deux ans, la scène avait eu l'air d'être bien trop grande pour eux, cette année elle leur appartenait complètement. Et toujours avec un sourire et une humilité qui ne quitte aucun des membres, et surtout pas les trois frères Ratzlaff. La joie de vivre de ces garçons est communicative, et vu la musique extrême qu'ils jouent, le public était déjà chaud au bout d'un titre. Venus également présenter leur nouvel album, "Future Golden Age" sorti à peine quelques jours plus tôt, les américains ont joué quelques titres qui sont tout de suite bien passé.

Au bout d'une heure de concert, mon capital énergie était déjà bien entamé, et c'est donc avec grand plaisir que j'ai pu me reposer en admirant la prestation d'Attalus. Leur album Into The Sea était déjà exceptionnel sur CD, mais le groupe a réussi à lui donner encore une autre dimension sur scène, sans sur-jouer ni adopter comme certains groupes une stratégie du tout-bourrin. Non, ils sont restés fidèles à leur album, en proposant une expérience intense, autant musicale que spirituelle. Il est clair que ces gars font de la musique pour louer, et le démontrent titre après titre, et surtout entre les titres avec des paroles d'encouragement et des explications de la part de leur leader, complètement consacré à son chant et son jeu de piano, magnifique au passage. Magnifique, et un des grands moments de ce festival.

Theocracy étant prévu de s'élancer 15' après, ça me laissait juste le temps d'aller voir ce que donne Forevermore en concert. Les américains ont déjà trois albums à leur actif, dont le dernier (Telos) est sorti mi-2014, mais c'était leur premier passage en Europe et du peu que j'ai pu voir, ils étaient à l'aise face à un public cependant éparse, vu l'heure et le fait que l'essentiel du public était plutôt devant la scène principale.

Retour sur cette scène donc, pour voir un groupe qui est toujours autant attendu en Allemagne. Contrairement aux français, les teutons apprécient particulièrement le power métal et Theocracy étant un groupe phare de la scène chrétienne, c'est une salle comble qui les accueille. Grosse claque d'entrée, le groupe débute par I AM, qui dure la bagatelle de 11 minutes ! Ce chant aux multiples variations, solos et passages est joué à la perfection par le groupe qui n'avait pas besoin de ça pour se mettre le public dans la poche. Après une telle entrée en matière, tout le reste n'était que du bonus, même si nous étions plusieurs à être déçu que Theocracy ne joue pas On Eagles Wings.

Dès la fin de leur set, petit tour rapide pour assister à la fin du show de Silent Planet sur la scène secondaire. Comme Forevermore, c'était la première venue en Europe des américains. J'étais à peine dans la salle depuis deux minutes que le chanteur se met torse nu tout en continuant de chanter, avec un grand sourire qu'il n'a jamais quitté. Il prenait clairement plaisir à être sur scène devant un public nombreux qui avait rempli la scène de personnes allergiques au power métal et qui voulaient leur dose de métalcore, fut-il aussi enrichi que celui de Silent Planet.

Il faut dire que pour avoir du métalcore bien bourrin, les allemands savent qu'ils n'ont plus beaucoup a attendre, car Phinehas arrive sur la scène principale peu de temps après et c'en sera parti pour une heure de breakdowns, fun et solo de folie par une bande de chevelus qui a bien compris que proposer une musique de qualité et de s'amuser étaient un bon combo pour réussir. Bref du bon métal qui tabasse et ça tombe bien, parce que c'est bientôt l'heure de la sieste de Joris et que sa mère veut bien faire un tour dans la salle. Equipé de son casque, il regarde la scène avec beaucoup d'intérêt, ça doit être fun pour lui de voir des lumières de toutes les couleurs qui illuminent des bonhommes qui bougent dans tous les sens, le tout bercé par une douce musique qu'il a l'habitude d'entendre à la maison. Il n'en faut d'ailleurs pas plus pour qu'il se blottisse dans les bras de sa mère et s'endorme paisiblement, de mémoire pendant que le groupe joue My Horses Are Many.

Ce n'est pas le seul qui est fatigué, alors nous sortons nous reposer et boire un verre a l'étal à côté de la scène, qui vend également kebabs et autres sandwich. Pendant ce temps Sacrety se produisait pour la toute dernière fois au CRN, et comme à son habitude, propose un set acoustique lorsqu'ils jouent pour la deuxième fois. Ca fait toujours bizarre de les voir tous assis sur une chaise sans trop bouger, mais leurs fans apprécient.

On approche 20h, Et il reste encore une bonne série de concerts. Pas sûrs qu'on tienne jusqu'au bout, mais c'est au tour de The Ongoing Concept de jouer, alors impossible de louper cela pour moi. Comme lors de leur venue l'année dernière, les frangins sont la pour transpirer et accessoirement mettre la sécurité en alerte quand le chanteur se rapproche au plus près du public, regarde l'agent de sécurité le plus proche de lui, lâche son micro et plonge littéralement dans la foule pour ressortir plusieurs mètres plus loin et continue de chanter dans la fosse. Une performance de ce groupe est a voir au moins une fois dans sa vie et permet d'oublier que The Chariot n'est plus qu'un souvenir, certes tenace, mais souvenir néanmoins.

Après l'ingestion d'une petite dose de punk-rock avec les frangins de Children 18:3 sur la scène secondaire, toujours aussi efficaces et plaisants à admirer, place à The Letter Black. Les américains ont droit à 70' de concert et vont proposer un show énergique, toujours mené par le petit bout de femme au micro qui se fait un malin plaisir d'entamer ses concerts par un growl du plus bel effet et qui surprend toujours autant. Tout autant, pratiquement, que l'impressionnant changement physique de son mari et guitariste du groupe qui s'est coupé les cheveux et qui est devenu une montagne de muscles.

22h approche a grand pas, et c'est l'heure pour les parents fatigués de tirer leur révérence et de coucher un petit bout qui dort déjà depuis quelques heures dans sa poussette. Le temps de dire au-revoir aux frères Ratzlaff et aux autres connaissances, et tant pis pour Disciple, Wolves At The Gates et Sleeping Giant.

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Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

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