Longlive Festival 2017 @ Le Transbordeur (Lyon) - 13/06/2017

Dans la foulée du Download Festival de Paris et quelques jours avant le Hellfest, le Longlive Festival de Lyon est le petit festival qui monte depuis quelques années, réunissant cette année un plateau assez exceptionnel avec Pierce The Veil et Architects en tête d'affiche, mais également The Devil Wears Prada, le groupe qui m'a motivé à me déplacer et faire les 2h de route jusqu'à Lyon.
 
Se déroulant sur deux soirées, le festival a commencé le lundi 12 juin. Pas dispo pour cette date, j'ai donc raté Pierce The Veil et Sleeping With Sirens. Place au mardi, avec un début d'hostilités ouvertes à 18h par les hollandais de Resolve, suivis par les français de Landmvrks. Ces deux groupes ayant terminé leur set au moment de mon arrivée, j'ai pu découvrir les anglais de Shvpes. Deux groupes qui se suivent en utilisant un V dans leur nom à la place d'un A, c'est original. A défaut de l'être également par leur musique, le groupe assure plutôt bien sur scène, malgré le peu de monde présent devant eux. Il faut dire que sur la scène principal Motionless in White est sur le point de s'élancer, et les places y sont chères, surtout pour ceux qui veulent être assis dans les gradins, ou placés tout devant dans la fosse. Et que le running order est finement ficelé : un concert commence sur une scène cinq minutes avant que ne se termine le concert sur l'autre scène, permettant des mouvements de foule plutôt fluides.
 
La salle principale est donc pleine quand le groupe, tout fardé de blanc comme à son habitude, commence son set. L'atmosphère est lourde et humide, il fait plus de 30° dehors avec une menace d'orage, et ça se ressent dans l'ambiance hyper moite et sans air de la salle. Contrairement à l'autre scène, celle-ci possède à défaut d'aération un éclairage de la scène assez fourni, rendant le spectacle total. Le métal industriel à la Marilyn Monroe fait mouche et trouve écho auprès d'un public connaisseur. L'heure et les titres défilent et je me retrouve rapidement vers la deuxième scène pour me préparer à l'arrivée de The Devil Wears Prada.
 
Il reste moins de 10 minutes avant le début de leur set, les musiciens effectuent leur sound-check final, mais pas plus de 10 personnes sont présentes dans la fosse, incluant trois photographes (dont votre serviteur). 20h30 arrive, comme le groupe, aperçu à côté de la scène en train vraissemblablement de prier. Ils montent sur l'estrade, et commencent directement en guise de bonjour avec Daughter, issu de leur dernier album Transit Blues, puis enchaînent avec un Sailor's Prayer bien plus énervé qu'en mode studio. S'ensuivent Planet A, Outnumbered, puis Assistant To The Regional Manager, et en cinq titres TDWP vient de balayer ses cinq derniers albums, EP compris. 
 
La salle s'est très rapidement remplie, et Mike Hranica en profite pour aller régulièrement chanter au milieu de la foule, parfois à l'insu de certains mosheurs qui ne se rendent même pas compte que le frontman se retrouve à côté d'eux, trop occupés qu'ils sont à vivre le concert à fond. Vu de l'escalier emmenant en haut de la scène principal transformé en carré VIP, ces situations prêtaient à sourire, et combiné à l'obscurité régnant sur l'ensemble de la pièce, il n'était pas rare de jouer à "Où est Mike ?" alors même qu'il était en train de chanter caché quelque part au milieu du public. 

The Devil Wears Prada @ Longlive Festival Lyon 2017

La suite du concert voit le groupe proposer à un public ravis trois gros tubes : Dead Throne, To The Key Of Evergreen et son break lancinant pour le coup bien respecté comme en version album, et à la suite duquel Hranica s'exprimera pour la première fois auprès du public en taclant vigoureusement leur président, avant de conclure leur set avec un Mammoth monumental. Quel dommage que le groupe n'ait été placé sur la scène principal, mais là c'est le fan qui s'exprime. Ne faisons pas la fine bouche, Of Mice And Men, c'est du lourd également !
 
Et surtout la question était : que vaut OMAM sans Austin Carlile ? Pour les avoir vus plusieurs fois avant, la transition s'est faite en douceur, même si Aaron Pauley possède moins de présence scénique, probablement en raison de la basse qu'il joue en même temps. Le groupe dispose d'un créneau de 45' et l'exploite en utilisant des titres de tout son catalogue au multiples registres, les titres de métal alternatifs étant comme à chaque fois pour moi moins efficaces sur scène. 
 
Tout le contraire de Everytime I Die qui en version live joue tout à fond, quels que soient les titres joués. Au plus grand plaisir du public qui n'en perd pas une miette et prend tout ce que le groupe lui donne : la fosse est en effervescence, ça tourbillonne et ce jusqu'au titre final sur lequel le groupe invite tous ceux qui le souhaitent de se joindre à eux sur scène avant de quitter cette dernière au compte goutte, laissant tous ces fans seuls sur scène. 
 
Vient enfin le final de la soirée et du festival, avec Architects qui se produit sur la scène principale. L'occasion pour moi de parler du son qui d'une manière générale était bon sur l'ensemble des deux salles, à l’exception du chant sur Architects avec beaucoup trop d'aigus donnant impression que le chanteur avait son micro dans une boite de conserve. Dommage car la setlist était top, avec beaucoup de hits, notamment Gravedigger et A Match Made In Heaven qui avaient été gardés pour la fin.
 
C'est ainsi que s'achève cette troisième édition du Longlive Festival, sous une moiteur générale due autant à une activité humaine débordante pendant plusieurs heures qu'à une pluie orageuse ayant sévi dès 20h et qui était encore présente encore après au moment de retourner à la voiture. Pas évident de faire un festival en semaine, mais le défi a été brillament relevé par Alternative Live. A l'année prochaine !

Partagez cet article

Concernant l'auteur

Jérémie

Créateur de Beehave en 2007 avec Christelle qu'il épousera un an après, Jérémie apprécie toutes les formes du rock, surtout celles qui contiennent de la double pédale et de la saturation. Né à l'époque des pattes d'eff, il apprécie aussi tout particulièrement le glam, le thrash et le power métal, même s'il se fait chambrer à cause de ça par ceux qui sont nés dans les années 90. Et papa depuis 2015 :-)

Qui sommes nous ?

Créé en 2007, Beehave est un webzine de rock / métal dont le but est de promouvoir des artistes chrétiens.

Le site est géré par une dizaine de bénévoles venant de tous horizons, partageant la même passion pour la musique.

Nous essayons, en fonction de notre temps disponible, de chroniquer les albums qui nous sont envoyés, de nous déplacer à des concerts pour réaliser des live-reports et des photos de concert, et de publier régulièrement des news et vidéos, permettant de découvrir de nouveaux artistes.

Foire aux articles

Derniers commentaires

Newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter pour être tenu au courant des jeux concours et des infos marquantes :