The Devil Wears Prada @ La Laiterie (Strasbourg) - 19 juin 2017

La Laiterie de Strasbourg accueillait pas moins de 4 groupes le 19 juin. Profitant certainement des jours entre les festivals d’été en Europe, Of Mice & Men, accompagnés de Motionless In White, Chelsea Grin et The Devil Wears Prada se partagaient l’affiche de cette chaude soirée.

Il est 19h et encore beaucoup de degrés au thermomètre lorsque Mike Hranica et ses compères montent sur scène. Et dès les premières notes, on sent que le groupe est déterminé à ne pas laisser le public ressortir indemne de leur passage. Ils n’ont que 30 minutes de set ? Elles seront pleinement exploitées.

Chaque musicien donne tout sur scène, et la fosse, bien que plutôt remplie, n’est pas très réceptive aux compositions proposées, dont l’efficacité en live est pourtant redoutable. Au 3ème titre de leur set, Mike descend de scène, et fend la foule pour aller se percher sur la table de mixage en face, puis finir le morceau au milieu du public, ce dernier étant un peu surpris mais ravi ! Cela aura pour effet de réveiller le pit, qui n’arrêtera plus de pogoter jusqu’au dernier morceau. Pendant ce temps, sur scène, l’intensité ne retombe pas d’un degré, et Mike continue de sauter partout, chantant même recouvert de ses cheveux ou de son tee-shirt (rendant d’ailleurs le chant quasi inaudible, mais whatever, c’est rock ‘n’ roll !!). Il prendra la parole avant la conclusion de leur set pour rappeler ce que le groupe pense de Trump (ce qui était également visible sur un tee-shirt à leur stand de merchandising). Conclusion qui se fera sur To The Key of Evergreen, titre sublime à la fin duquel le frontman prendra une guitare pour les dernières notes d’une prestation plus qu’excellente, malgré un public respectueux mais pas conquis.

Vient ensuite le tour, dans un registre deathcore, de Chelsea Grin. Leurs compositions sont assez agréables en live, Alex Koehler maîtrise son chant hurlé tantôt aigu, tantôt plus grave (le premier étant un peu lassant sur la longueur). Mais ce qui frappe, c’est le côté stoïque du groupe. Hormis sur quelques breakdowns, très peu de mouvements sur scène, et un chanteur qui se donne un genre « supérieur ». Dommage car leur set aurait pu plus décoller si les musiciens avaient montré plus de ferveur sur scène. Mention spéciale au batteur qui en plus d’avoir un jeu solide, faisait très souvent la seconde voix, qui était aussi maîtrisée que la principale. Chapeau !

La salle se vide peu sur le devant de la scène après la fin du set de Chelsea Grin, et se remplit bien lorsqu’arrive l’heure pour Montionless In White, de fouler le sol de La Laiterie. On peut quasiment affirmer que pour une majorité de personnes, la tête d’affiche ce sont eux, tant le public est compact et réactif. Pour le coup, le groupe n’est pas dénué d’émotions comme son nom l’indique : Chris Cerulli interagit avec le public, les autres musiciens bougent sur scène et font vivre le show. Mais musicalement, c’est autre chose…. Les compositions sont très inégales, la plupart très tournées métal FM. Certains couplets étaient très agréables, mais les refrains quasi tous « trop » propres et sucrés venaient casser toute l’ambiance créée précédemment. Pour vous dire, sur les 3 derniers titres du set, j’étais plus occupé à regarder ce que préparaient les ingés son et lumières de Of Mice And Men qu’à regarder la scène.

C’est d’ailleurs avec presque 10 minutes d’avance (ce qui a surpris beaucoup de spectateurs encore au bar ou dehors à s’aérer pendant l’entracte) que le combo californien se présente pour clôturer la soirée. Un set de 12 titres qui balaiera une bonne partie de la discographie du groupe, avec un Aaron Pauley tout sourire, ravi d’être là comme le reste du groupe. Leurs compositions sont très efficaces en live, alternant des ambiances métalcore et deathcore parfois. Le public est réceptif, le son est bon, une belle manière de terminer cette soirée à Strasbourg et de rentrer la tête pleine de mélodies, après un petit passage par le merch de TDWP. 

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Alexis

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